Je suis heureuse de vous annoncer la sortie du premier livre blanc écrit par l’équipe Shynlei, intitulé « Rêver pour avancer ». L’accompagnement Shynlei a la singularité de commencer par l’évocation de ses rêves, aspirations ou désirs, afin de laisser de côté quelques instants le mental, en revenant à ce qui nous inspire et nous motive au plus profond de nous.
Pour avoir réalisé des bilans de compétences avec la démarche Shynlei depuis plusieurs années et expérimenté l’entrée dans le parcours de trois mois par les rêves, j’en mesure toute la puissance et la pertinence.
Ce libre blanc a le mérite de revenir à la source : qu’est-ce que rêver ? Pourquoi rêver ? Qu’est-ce que le rêve libère et autorise ? Quels conseils, quelle méthodologie pour faire émerger ses rêves et avancer vers la vie qui a du sens pour nous ?
« Le rêve permet d’exprimer quelque chose que l’on porte en soi, de le rendre intelligible à soi et peut- être aux autres si l’on ose en parler. C’est une façon de communiquer avec soi-même et avec les autres sur ce que nous portons au fond de nous. Rêver, c’est se libérer. »
Je vous propose de plonger dans la lecture de ce livre blanc, ode au rêve, qui vous permettra peut-être d’envisager un accompagnement différent.
Quizz Shynleï : cela vous prendra quelques minutes (4 minutes 30 en moyenne). Le Quizz vous donnera une indication sur votre tendance actuelle, en fonction de votre perception de l’environnement et de votre dynamique personnelle. Nous avons identifié neuf tendances qui schématisent votre état d’esprit du moment et votre énergie.
En cette fin d’année, pendant les vacances qui vous permettent, je l’espère, de prendre du temps pour vous, voici une sélection toute personnelle et subjective de lectures, vidéos ou podcasts qui m’ont intéressée et enrichie. Un grand merci à leurs autrices.auteurs ! Que je vous transmets à mon tour, comme un passage de relais bénéfique et bienveillant.
Un concept à la loupe : les blessures de l’âme
On les dit au nombre de cinq. Elles sont réputées freiner notre accès à un être-soi plein, entier et épanouissant. Pourtant, nous en porterions tou·te·s au moins deux. Mais quelles sont ces « blessures de l’âme » ? Comment les panser ? Et d’ailleurs, faut-il absolument se combler ces fissures ou bien l’enjeu est-il plutôt de mieux les conscientiser, d’apprendre à vivre avec… En tombant les masques !
Engagée par la sociologue Scarlett Salman durant les années 2000 auprès de coachs, de directeurs de ressources humaines et de cadres, une enquête au long cours décrypte les multiples facettes du coaching, une pratique très prisée des grandes entreprises et révélatrice des mutations contemporaines du capitalisme.
« Bien qu’ils mobilisent des techniques psychologiques, les coachs ont toujours cherché à se démarquer de la figure du « psy », associée au mal-être, à la souffrance, à la pathologie. Leurs prestations, n’ont-ils de cesse de répéter, s’adressent aux « normaux » et même aux « champions ». Se voir prescrire un coaching ne doit pas être perçu par les cadres comme un signe de faiblesse ou de difficulté. »
« Ethique de la pratique ordinaire » : le poids des normes au travail
Dans son dernier ouvrage, le philosophe Pierre-Olivier Monteil analyse l’excès de règles et de procédures en entreprise, et leur capacité à démoraliser les salariés.
Le livre. A quoi tient ce sentiment, si répandu aujourd’hui, d’une brutalisation croissante des rapports sociaux ? D’où provient le constat désabusé de ne pas parvenir à donner priorité à ce que nous tenons pour important et de céder sans cesse à des contraintes secondaires, voire dérisoires ? Dans Ethique de la pratique ordinaire (Pocket), Pierre-Olivier Monteil souligne la nécessité de personnaliser les relations dans le travail comme dans la vie courante. Il donne des conseils aux manageurs et aux collaborateurs d’entreprise en quête d’efficacité comme de sens.
« L’ouvrage invite le management à se montrer plus courageux, en laissant davantage de liberté à l’équipe, au lieu de s’échiner à lui dicter son travail. Imposer de l’extérieur le sens de l’activité en se focalisant sur les motivations extrinsèques comme le salaire, la carrière, le pouvoir ou le prestige attaché à la tâche, c’est ne pas prendre en compte les motivations intrinsèques que procure l’activité en elle-même et qui passent par l’éthique et les valeurs, la solidarité et la confiance, l’autonomie et la créativité. »
L’arbre à palabres de Shynlei : rencontres avec l’altérité, témoignages et inspirations
« Rendre visibles et cohérents mon histoire de vie, ce qui est mon talent et ce que je recherche pour mon bien-être, celui des autres, voire celui du monde » ; « Un rêve, ça se concrétise » ; « Qu’est-ce qui va me rendre heureuse ? » ; « Un rêve, c’est un désir » …
Santé et bien-être au travail, réalité ou utopie ?
Ou l’importance des compétences comportementales et psychologiques en entreprise
Réponse de Sylvie Bernard-Curie en vidéo
Ecouter les podcasts de Diane Seyrig, auteure de sens
Donner de la voix aux Auteurs de Sens d’ici et d’ailleurs, engagés dans l’éveil des consciences à travers leur contribution authentique au monde. Le réveil du corps et de l’âme, la réconciliation de nos polarités intérieures et extérieures. L’être Soi, humblement, singulièrement et complètement, comme outil de partage, de reliance et de (re)connexion, de transformation aussi. Participer à la création d’un futur plus souhaitable, plus harmonieux, plus vibrant et vivant, dans lequel ÊTRE serait la seule chose à faire vraiment, la plus urgente et la plus importante.
60 à 70 % des personnes douteraient, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leurs succès. L’étude IMS conduite par Patrick Scharnitzky et Inès Dauvergne montre un écart femme/homme inférieur à un point pour ce qui concerne la confiance en ses capacités professionnelles.
Le terme a été inventé par les psychologues cliniques Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes en 1978. Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre.
Et sortie du livre Remixer la mixité, aux Editions Eyrolles, 2021, suite de l’ouvrage Mixité : lorsque les hommes s’engagent (Editions Eyrolles, 2015), auquel a contribué notamment Marie Donzel. Les 24 experts réunis pour cet ouvrage ont voulu clarifier ce qu’est désormais cette nouvelle donne femmes-hommes dans la société (à la maison, dans les médias, chez les supporters, avec #MeToo) et au sein de l’entreprise. Ils proposent des solutions adaptées à ce nouveau contexte sociétal pour « remixer » le sujet de la mixité femmes-hommes dans les organisations et accélérer véritablement sa progression.
Suite de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.
Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?
Entrepreneuse depuis une vingtaine d’années, à l’initiative du réseau Les Pionnières devenu les Premières, administratrice de la France s’engage, Frédérique Clavel a créé Fincoach le groupe, acteur de connexions entre indépendants, start-ups et entreprises. L’actualité de Frédérique, notamment, car elle fourmille d’idées et de projets : la nouvelle saison du concours « Entrepreneur, entrepreneuse, pourquoi pas moi ? » qui permettra de sélectionner puis accompagner les porteurs de projet grâce à une équipe de choc ! Je vous propose de découvrir ici l’énergie, la générosité et le leadership de Frédérique.
Cette semaine, un coach et chef d’entreprise m’a dit : « ta singularité, c’est ton accompagnement des entrepreneur.es ». Il a raison. Une fois n’est pas coutume, je vais donc vous présenter comment j’accompagne les entrepreneur.es, avec quelques réalisations et de belles rencontres à la clé.
L’étape la plus fréquente est celle de l’idée : elle a émergé, elle est là, il y a un concept, à travailler, et souvent le souhait de mieux expliquer un positionnement marketing, d’adresser un public, et de mettre en mots et en images tout cela.
La demande d’accompagnement se situe donc plutôt en amont, avant le business plan, parfois même avant l’étude de marché.
Nous sommes dans une démarche de projet, à concrétiser avec l’appui d’un regard extérieur, neutre, parfois challenging et confrontant, et toujours constructif et bienveillant.
Quelques exemples d’accompagnement individuel effectués ces derniers mois :
Une consultante, avec plusieurs offres et plusieurs publics potentiels, me demande de l’aider à réaliser son profil LinkedIn pour mieux vendre son approche. Nous sommes revenues ensemble sur son offre elle-même, en en recherchant la cohérence, la logique, en nous appuyant sur ses expériences passées qui légitiment son expertise et sur ce qui la motive pour demain. Les mots sont ensuite venus tout seuls. Je lui ai aussi conseillé un photographe pour son profil LinkedIn.
Une journaliste, pressentant que son histoire personnelle orientait fortement son projet de création de site Internet, future vitrine de son offre, et aussi moyen d’expression originale de son identité. Le début de l’accompagnement a consisté à poser les jalons de cette identité pour démêler ce qui était de l’ordre de l’intime et de l’histoire familiale, et en quoi ces fondamentaux pouvaient légitimer et consolider son projet professionnel, jusqu’à la construction de l’arborescence de son site, en cours.
Après un licenciement, une future consultante souhaite développer une offre de conseil, tout en voulant prendre son temps pour vivre cette transition professionnelle dans les meilleures conditions. Pas simple de changer de statut, même si la continuité en matière d’expertise professionnelle constituait un socle sur lequel s’appuyer. Et surprise, assez vite, émerge un autre projet professionnel, inattendu. La suite de l’accompagnement a permis d’approfondir les deux voies, tout en réfléchissant aux passerelles possibles entre les deux.
Une artiste, au parcours de vie hors norme, a l’intuition que ses compétences artistiques peuvent être proposées aux entreprises, sous forme d’ateliers de développement personnel et professionnel. Comment présenter son offre ? Comment articuler parcours de vie et projet professionnel en entreprise ? L’accompagnement a permis de déverrouiller certains blocages pour oser. Avec de nouvelles idées qui ont émergé, dans un lien étroit entre histoire de vie et terrain de jeu professionnel.
En matière d’accompagnement individuel, je m’appuie sur deux approches :
Le référentiel en histoires de vie, héritées de la sociologie clinique, que j’ai largement présentée sur mon site.
L’accompagnement par les rêves avec Shynleï, où les personnes travaillent sur leurs désirs et motivations, tout en définissant un plan d’actions concret.
Le collectif a sa part aussi, et pour ce faire, j’ai créé un atelier qui s’intitule « Comment exprimer son identité professionnelle« , ce que je présente ici.
L’objectif : exprimer de façon authentique et incarnée son identité professionnelle. Être aligné.e entre soi et son projet.
Voici quelques retours de personnes qui y ont participé et qui expriment leurs ressentis suite à cet atelier de deux journées.
En collectif, je vais développer cette année un accompagnement de type codéveloppement à l’intention d’intrapreneurs en entreprise.
Les intrapreneurs mettent en oeuvre sur du temps dédié, en restant dans leur entreprise, des projets, le plus souvent innovants, mais pas que, au service de leur entreprise, que ce soit pour les clients et / ou les collaborateurs (la symétrie des attentions).
Rapide définition du codéveloppement : « Le codéveloppement professionnel est une approche de formation qui mise sur le groupe et sur les interactions entre les participants pour favoriser l’atteinte de l’objectif fondamental : améliorer sa pratique professionnelle. »
L’objectif ici est de permettre aux intrapreneurs de se développer ensemble et de s’entraider dans la réalisation de leurs projets.
Comme vous l’aurez remarqué, j’accompagne en majorité des femmes. L’entreprenariat féminin est en effet une cause qui me tient à coeur.
Vous pouvez consulter ce dossier monté par Marie Claire, avec un certain nombre d’idées reçues sur les femmes qui entreprennent, auquel j’ai contribué. A écouter sur Marie Claire également, une série de 6 podcasts La belle audaceavec des femmes qui expliquent finement à quel moment et dans quelles circonstances elles ont décidé de se lancer.
J’ai pu rencontrer des femmes formidables, qui oeuvrent chaque jour pour convaincre et soutenir les entrepreneures, comme par exemple :
Frédérique Clavel et Sophie Meurisse, qui ont corédigé un livre Entrepreneuse, pourquoi pas vous ? (Eyrolles). Les écouter ici.
Sophie Courtin-Bernardo et Dominique Descamps, de L-Start, qui ont corédigé Femmes entrepreneures, se lancer et réussir, aux Editions Lextenso, ouvrage pratique pour créer son entreprise, pour lequel j’ai été interrogée.
Vous avez une idée, vous voulez créer une entreprise, vous souhaitez être accompagné.e dans votre projet, vous dirigez un programme d’intraprenariat en entreprise ? Me contacter pour avancer ensemble.
J’ai eu la chance de faire la connaissance de Nathalie Lebas-Vautier grâce au Parlement du féminin en décembre 2017.
Entretien vérité avec une femme remarquable, créatrice de plusieurs entreprises, qui a accepté de répondre avec sincérité et humilité à mes questions pour ce blog. Je vous livre ses réponses qui nous inspirent, en rôle modèle dont les femmes (et les hommes) ont besoin dans leur quête de sens.
Bio : Nathalie Lebas-Vautier, fondatrice des marques Ekyog et Marie & Marie, du laboratoire d’éco-design Good Fabric, entrepreneure, slasheuse, utopiste, engagée en faveur de l’environnement, et active au sein du réseau 60 000 rebonds qui accompagne des entrepreneurs ayant déposé le bilan et souhaitant soit recréer une entreprise, soit retrouver un emploi.
« Mon engagement s’explique par mon parcours. Ce qui est très important dans mon parcours, c’est la transmission. La transmission vis-à-vis de mes enfants, la transmission de valeurs, avec un certain regard sur le monde. Ils pourront s’engager chacun à leur façon et ils se feront leur avis lorsqu’ils seront adultes.
Je suis issue d’une famille très modeste, il n’y avait pas d’argent à la maison, pas de réseau, très vite enfant j’ai compris que je ne voulais pas avoir la vie de mes parents. Je suis l’ainée d’une fratrie de trois. J’étais protectrice vis-à-vis de mes petites sœurs. J’ai compris que l’école était un bon moyen de s’en sortir et qu’il fallait que je bosse.
Lorsque je tombe enceinte pour la première fois, je me pose plein de questions. Je me demande : « quelle mère je vais être ? C’est quoi être une maman bien ? » parce que je n’ai pas forcément eu l’exemple de ce que j’attendais. Et je me dis « et toi, qu’est-ce que tu fais de bien dans ta vie, c’est quoi ton métier en fait ? » Et c’est ainsi que j’ai pris conscience que le coton dit « naturel » cultivé en Asie était la culture la plus polluante au monde. D’où mon engagement en faveur de l’écologie qui date de 2004, avec la création de la marque Ekyog. J’ai vécu une très belle aventure humaine, avec 50 magasins en France et 130 collaborateurs. Mais en 2015, j’ai dû tout arrêter, l’entreprise ayant été cédée à un fonds d’investissement pour en assurer la pérennité. J’ai alors su ce qu’était un burn out, moi qui n’ai jamais été malade et travaillais sans arrêt. Mon corps a dit stop, j’étais dans un brouillard intérieur magistral, c’est une grande leçon de vie. Il a fallu que j’en parle à mes enfants. Et le clan familial s’est resserré autour de moi, j’ai eu beaucoup de chance d’être entourée ainsi, c’est mon carburant. Après un an et demi, je me suis remise en route. Car je suis avant tout une femme de projets. J’ai alors créé le laboratoire d’éco-design Good Fabric et la marque Marie & Marie.
Je fais les choses avec plus de recul, d’apaisement, de plaisir. Je sais dire non, alors qu’avant je ne savais pas. Je me sens à ma place et aussi je sais profiter de l’instant présent, alors qu’auparavant, je n’y arrivais absolument pas !
J’ai retrouvé la confiance grâce à l’amour de mes proches, car sans amour on ne fait rien dans la vie et j’en ai tellement manqué quand j’étais enfant.
Quand j’étais jeune, j’avais un grand rêve, celui de réussir ma vie, d’être quelqu’un de bien. J’étais curieuse de tout. J’étais dans un manque d’affection, un manque d’intérêt, un manque d’argent, et je voulais me sortir de là. Je n’étais pas dans un bon équilibre, tout est passé dans un acharnement au travail démentiel. Car j’ai cru qu’avoir un statut social était le seul moyen d’exister. Il a fallu que j’attende mes quarante ans et des obstacles dans ma vie pour comprendre que ce n’était pas l’essentiel.
Je suis utopiste, on me l’a parfois reproché, mais c’est ce qui met de l’humain, du cœur, de la sincérité, comme vivre les choses passionnément… Et d’ailleurs, je trouve que les femmes ont cette sensibilité. C’est la raison pour laquelle souvent les femmes n’osent pas, elles ont un rapport au risque plus compliqué, car elles ont le sens des responsabilités. Se donner le droit à l’erreur, c’est hyper important. J’ai couru pendant des années pour être une femme parfaite, cela m’a bouffé la vie. Il faut savoir dire stop et demander de l’aide pour plus de partage des tâches. Ce que j’ai appris aussi, c’est que l’on est seul.e face à ces questionnements. C’est bien de se faire accompagner, mais il faut savoir s’écouter, être honnête, être bienveillant à l’égard de soi, admettre qu’il y a des choses que l’on n’est pas capable de faire ou que l’on ne peut plus faire, il faut savoir couper. Cela a été un exercice difficile, mais aujourd’hui j’y parviens mieux.
Je suis intervenue récemment chez Force Femmes et encore une fois, les femmes qui étaient là ont adhéré. Elles adhèrent à la marque et aux produits certes, mais cela va au-delà : il y a une cohérence dans ce projet, entre mon parcours et ce que je propose. En plus, c’est le début d’une aventure, faire partie d’une histoire qui démarre, c’est souvent intéressant. J’ai la chance d’avoir une vraie histoire à raconter. Je raconte mon parcours, ce que j’ai fait, comment je m’y suis prise, je raconte aussi là où je me suis trompée, comment je me suis améliorée en tant qu’individu, et cela fait écho. Je pense que c’est ce qu’elles apprécient.
Je suis frappée par le courage des femmes, leur capacité de résilience. Elles sont étonnantes. »
J’aimerais partager avec vous quelques extraits d’une interview lue dans Télérama (1) qui a apporté de l’eau à mon moulin sur les rêves et la notion d’identité qui m’est chère.
Il ne s’agit pas ici des rêves ou aspirations tels que je les aborde dans les accompagnements Shynleï que je pratique depuis quelques mois. Il s’agit de nos rêves nocturnes, analysés sous un angle particulier par Bernard Lahire (2), qui signe un nouvel essai, L’interprétation sociologique des rêves, que je vais m’empresser d’aller acheter à ma librairie préférée.
Son ambition : renouveler de fond en comble la théorie freudienne du rêve, dont Didier Anzieu (3) affirmait : « Nul psychanalyste ne l’a mise en question et aucun des chercheurs des disciplines voisines (sociologie, ethnologie, psychiatrie, neuropsychologie, psychologie expérimentale et cognitive) n’a depuis près d’un siècle proposé avec succès une nouvelle conception du rêve. »
« A priori, rien n’est plus éloigné de la sociologie que le rêve, qui semble être un objet strictement individuel, une production imaginaire involontaire survenue durant le sommeil – donc durant un temps où le rêveur s’est retiré du flux des interactions sociales ordinaires, des sollicitations de son entourage extérieur. Incohérent en apparence, toujours mystérieux, le rêve incarne même ce qu’il y a de plus bizarre au sein du fonctionnement individuel… Bref, il représente un objet peu tangible pour la sociologie, qui préfère se tourner vers les groupes ou les institutions.
Pour Freud, le travail du rêve consiste toujours à transformer, déguiser un contenu latent inconscient en un contenu manifeste qui vient détourner la censure… Je ne crois pas, pour ma part, que l’inconscient soit le refoulé ni que la censure joue un rôle aussi important dans le rêve, je crois au contraire que le rêveur, qui est un narrateur omniscient, communique avec lui-même de façon très implicite. Si nous rêvons avant tout avec des images, le récit de rêve reste le seul accès possible au contenu de ce qui a été rêvé durant le sommeil. Objet complexe, le rêve est donc le mélange du produit de l’activité psychique à l’état endormi (le rêve vécu), de la remémoration (le souvenir du rêve) et de la formulation verbale à l’état éveillé de ce qui a été rêvé durant les périodes de sommeil (le récit de rêve).
Alors que pour Freud, le rêve est toujours la réalisation (déguisée) d’un désir (inassouvi), il est plutôt à mes yeux l’expression d’un problème en cours, non encore résolu par l’individu. Le rêve est donc tout sauf la mise en scène de situations désirées ; sans être toujours un cauchemar, le rêve est le lieu de tous les soucis, de tous les conflits, de toutes les préoccupations.
Comprendre de quoi nous rêvons, pourquoi nous rêvons sous cette forme-là et ce que cela dit de nos vies dans la société nécessite d’entrer dans la biographie sociologique du rêveur, qui consiste à reconstruire les expériences socialisatrices successives (familiales, scolaires, professionnelles, sentimentales, politiques, religieuses, culturelles) à travers lesquelles chacun s’est constitué.
Chaque entretien mené depuis deux ans, conduit à partir des récits écrits par les rêveurs, est singulier. Il procède à des explications-précisions, à des associations et à des questionnements biographiques en lien avec les différents éléments du rêve, en vue de révéler les problèmes liés à l’histoire personnelle des rêveurs qui structurent leur vie sociale.
Je ne les considère pas comme des patients, mais bien comme des enquêtés. Ce qui m’importe, c’est plutôt de ramener la psychanalyse dans le champ des sciences sociales et humaines. Je fais partie des quelques sociologues qui croient que la recherche en sciences sociales peut aujourd’hui progresser. Pour comprendre, il faut unifier les efforts de connaissance émanant de chercheurs et de disciplines trop souvent séparés, voire concurrents. Le rêve est un objet parfait pour traverser les frontières disciplinaires et rassembler les savoirs dispersés. »
(1) Télérama 3550 du 24/01/2018
(2) Bernard Lahire, Professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure de Lyon (Centre Max Weber) et membre senior de l’Institut universitaire de France.
(3) Didier Anzieu, psychanalyste. Il a laissé une ouvre importante en psychanalyse, développant le concept de moi-peau, et ayant beaucoup travaillé sur les groupes, s’appuyant notamment sur les travaux de Wilfred Ruprecht Bion. A partir de l’influence d’autres psychanalystes comme Mélanie Klein et Heins Kohut, il a tenté avec beaucoup de finesse, d’analyser non pas les ouvres d’Art mais le processus créatif, la création. Sa réflexion sur l’ouvre de Samuel Beckett montre à la fois la particularité de l’auteur dans les liens avec la création mais aussi une tentative de modélisation d’une topologie propres aux créateurs.
J’ai eu la chance d’assister aujourd’hui à une journée animée par Fabrice Midal intitulée Foutez-vous la paix ! Je vous engage à explorer son enseignement, c’est une belle découverte, notamment pour ceux qui sont des débutants en méditation, ou pour ceux qui souhaitent lever certains freins à la méditation et approfondir leur pratique. Foutez-vous la paix !, ce n’est pas renoncer ni se laisser aller à la passivité. Ce n’est pas se dire « ce n’est pas grave » ou « je prends sur moi » ou « je prends du recul ». Ce n’est pas non plus « lâcher prise ». Ou du nombrilisme.
C’est un acte de courage qui permet d’entrer dans la réalité, d’apprendre à rencontrer sa propre vie, de s’autoriser à ressentir des émotions. Cela nécessite d’accepter de rencontrer ce que l’on éprouve, de « s’assoir » même physiquement dans sa vie, ses ressentis ou ses problèmes, que ce soit agréable ou désagréable. C’est réintégrer sa vie, c’est se synchroniser.
Foutez-vous la paix ! peut être un préambule à la méditation : Fabrice Midal explique d’ailleurs avec humilité qu’il a changé sa façon d’enseigner la méditation, parce qu’il constatait que ses mots n’étaient pas toujours compris.
Dans son ouvrage Comment la philosophie peut nous sauver, il définit : « Le mot méditation est particulièrement heureux. Il vient du latin mederi (que l’on retrouve dans notre mot médecin) et signifie prendre soin. Certes, le terme a fini par désigner, en Occident, une forme de réflexion attentive comme dans le titre du livre de Descartes, Lesméditations métaphysiques, alors que dans les traditions venues d’Orient, il s’agit de porter attention à ce qui est, dans le moment présent, tel qu’il est, en discernant ce qui nous en sépare et l’altère. Mais l’opposition n’est pas si décisive. Ce qui est commun est ce geste d’attention. » (p. 16)
Ce qui me frappe, c’est que prendre soin est aussi le sens du mot clinique, que l’on retrouve en sociologie clinique, discipline que j’ai expliquée dans un autre article, et qui est mon référentiel de pratique d’accompagnement. C’est comme si les morceaux du puzzle se rapprochaient lentement, au fil de mes recherches et expériences, avec une cohérence qui se dessine au grand jour : l’accompagnement, la sociologie clinique, la méditation, l’attention à soi et à l’autre, l’écoute, la mise en mouvement et la transformation.
Pour Fabrice Midal, la méditation est une mise en mouvement, c’est entrer en présence à soi, à son corps, à son souffle. C’est la base de l’atelier que j’anime avec Elodie Bergerault, Leadership en mouvement : surprise, là aussi cohérence, intégration. Nous avons commencé son animation il y a un an. Tout est lié…
« La philosophie a toujours été une expérience d’attention à même de nous éveiller (et dont l’allégorie de la caverne, chez Platon, est un peu le paradigme, puisqu’elle nous montre la philosophie comme sortie de l’ignorance et retour vers la lumière). Page 16
Chaque question possède une force que la réponse ne contient plus. Elie Wiesel, La nuit.
« La philosophie consiste à apprendre à questionner. Il est erroné de croire que le philosophe va donner des réponses. Il est invité sur les plateaux de télévision ou de radio pour cela. En vérité, il n’a rien à dire, pas de sagesse à nous dispenser ni de conseils à nous donner. En revanche, il peut nous permettre d’interroger ce que, sans lui, nous n’aurions pas même regardé. Et si nous faisons le mouvement qu’il nous invite à faire, nous nous transformons. Nous n’apprenons pas quelques informations, nous devenons autres. » Page 21
Transformation : j’ai à coeur d’aider chacun à mieux se connaître pour se transformer et cheminer vers sa vérité. C’est la vocation de mon accompagnement. Et c’est ce qui me guide depuis toujours : mieux me connaître, être en éveil, apprendre avec curiosité et expérimenter, inventer. C’est le sens de ma vie, que je partage avec les autres. L’approche Shynlei m’a permis d’en rendre compte ainsi, avec cette clarté et cette cohérence.
« Le phénomène est frappant : quand nous posons une question, nous sommes curieux et alertes. S’engager dans la philosophie, c’est rester sur le qui-vive, être pris par le désir infini d’interroger. » Page 22
Bonne synthèse de ce qui doit caractériser l’accompagnant.
J’ai complété mon offre d’accompagnement en bilan de compétences avec la démarche Shynleï, que j’ai d’abord testée à titre personnel, et à laquelle je m’associe, parce que je la trouve pertinente.
qui souhaitent changer leur vie – personnelle et/ou professionnelle –,
en recherche de sens,
voulant entreprendre,
devant faire face à des difficultés,
en tournant de vie…
Cette évolution dans mon offre est aussi le fruit d’une belle rencontre avec Pierre Clavel et Bruno Pagès, à la tête d’une start up pleine de promesses.
L’écriture de la parole dans une structure : l’outil Shynleï permet la clarté, la lucidité au fil de la progression, la mémoire dans le temps et l’interaction avec les autres.
La méthode se met en œuvre en deux grandes périodes :
Ecouter ses rêves: en deux mois, trouver son parcours pour savoir ce que l’on veut et construire un regard positif sur le monde.
Inventer son futur : dans la durée, mettre en œuvre son parcours pour réaliser ses rêves et réussir sa transformation (c’est poursuivre sa compréhension de soi, réaliser son premier rêve, créer son projet d’entrepreneur, développer son réseau etc.).
Il s’agit d’un accompagnement individuel encadré qui permet d’enclencher une dynamique de transformation professionnelle, telle qu’abordé en bilan de compétences.
Cette démarche de transformation passe par la prise de conscience et l’expression de ses rêves, puis leur mise en application concrète.
Vous vous posez sans doute la question : qu’est-ce que cette expérience m’a apportée pour souhaiter la proposer ainsi à mes clients ?
Shynlei m’a permis de prendre conscience et d’écrire ce qui fait ma singularité, ma recherche depuis toujours. Le sens de ma vie, c’est son fil conducteur. Cela demande un effort pour aller au fond de soi, mais quelle énergie reçue après avoir traduit en mots ce que l’on ressent au fond de soi depuis toujours sans avoir réussi à l’exprimer aussi clairement.
La notion de don est très forte : qu’est-ce que je donne aux autres ? Quelle est ma force que je transmets aux autres ? Quelle est ma faiblesse que je transforme en force ? L’idée d’assumer sa faiblesse est déculpabilisante, car c’est elle qui permet d’entrer en relation intime avec l’autre.
Shynlei pour moi, c’est un chemin vers l’authenticité et le dialogue d’âme à âme.
J’y ai vu un rapprochement avec la sociologie clinique, où par le fil de la narration et du récit écrit, l’individu revient sur ses racines, ce qui lui a été légué, tout en éclairant ses choix et son parcours de vie, dans une démarche d’émancipation et de libération. C’est le point commun que je vois avec Shynlei, les deux démarches étant complémentaires.
L’approche Shynlei s’adresse aussi bien aux particuliers, qu’aux entreprises, avec plusieurs offres d’accompagnement : Shynlei solo, explo, pro, match …
L’école Shynlei permet aussi de se former à cette approche originale afin de devenir accompagnatrice/accompagnateur comme moi.
A découvrir, le libre blanc publié par l’équipe Shynlei, intitulé Rêver pour avancer, à lire ICI.
Financement de ce bilan de compétences en CPF possible, me contacter.