Ton héritage

C’est ton héritage, mon enfant, il va falloir faire avec, ou plutôt sans …

Benjamin Biolay, merci pour ce beau texte !

Moment de beauté et de douceur à partager …

En tant que premier lieu d’éducation, la famille est au centre des deux philosophies qui traversent l’histoire des hommes. Elle soumet l’enfant à une double injonction qui relève à la fois de la liberté et du déterminisme. D’une part, l’éducation transmise comprend un message d’émancipation («Sois différent de nous», «Sois mieux que nous») ; d’autre part, la pédagogie des familles transmet à l’enfant un modèle à reproduire (« Sois comme nous », « respecte nos valeurs »).

Paradoxalement, ces deux conditions de l’éducation ont tendance à se renforcer au cours du temps. Sur plusieurs générations, les familles accentuent l’effet des ruptures, mais elles garantissent par ailleurs la transmission d’un héritage socioculturel.

Entre la liberté et le déterminisme, l’histoire des générations semble parcourir deux chemins : d’une part, celui des ruptures ou des changements que traverse la société contemporaine et, d’autre part, celui des continuités ou de la reproduction socioculturelle. Ces chemins sont-ils mutuellement exclusifs ?

En d’autres mots, s’agit-il de choisir entre la rupture et la continuité ? Ou bien, ces chemins coexistent-ils parallèlement ?

En d’autres termes, y aurait-il des générations porteuses de ruptures et d’autres soutenues par une continuité intergénérationnelle ? Ou encore, ces chemins se croisent-ils indéfiniment ?

Autrement dit, y aurait-il, en alternance, des cycles de changement et de continuité entre les générations ?

Réponses dans cet article passionnant et exhaustif :

L’héritage de la transmission de Willy Lahaye, Huguette Desmet et Jean-Pierre Pourtois. Dans La revue internationale de l’éducation familiale 2007/2 (n° 22), pages 43 à 66.

#Episode 5 podcast Marie Donzel

5ème épisode de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici ou sur Spotify.

Consultante, formatrice et conférencière, experte de l’innovation sociale et de la lutte contre les discriminations, Marie revient sur ses valeurs héritées, qui expliquent en partie son engagement militant et ses choix professionnels en faveur de l’égalité et de l’inclusion. Passionnée, curieuse, libre, femme de son temps, conquérante, Marie nous livre ses audaces et ses réflexions sur l’entreprenariat, les relations femmes / hommes, la parentalité, la loyauté en amitié et nous présente son livre pour comprendre le sexisme.

Elle est l’autrice de La sexualité est en jeu (Librio), du Rapport EVE & Donzel sur le chiffrage de l’égalité professionnelle (Programme EVE) et de 7 icônes de la pop culture pour comprendre le sexisme (Editions Fil Rouge). Elle est par ailleurs contributrice des ouvrages Ensemble contre la gynophobie (Stock) et Investir la qualité de vie au travail (ESF).

#Episode 3 podcast Catherine Thibaux

3ème épisode de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Catherine témoigne avec simplicité, profondeur et l’exigence qui la caractérise de son cheminement professionnel jusqu’à l’écriture et la publication du livre Les clefs d’un mentoring réussi, pour progresser dans sa vie professionnelle, aux Editions StudyramaPro que je vous recommande vivement. Après avoir écouté Catherine, vous aurez une idée plus précise de ce qu’est (ou n’est pas) le mentoring et des bienfaits qu’il peut apporter au mentoré et au mentor.

#Episode 2 podcast Elisabeth Salesse

Nouvel épisode dans la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Elisabeth revient sur sa découverte du goût des contes, grâce à son père et sa grand-mère. Contes qui ravissent enfants et adultes, lorsqu’ils ont la chance de l’entendre, avec sa voix chaleureuse, ses yeux rieurs et son énergie communicative. Entre vie professionnelle, théâtre, improvision, clown, conte, elle a tracé son chemin de découverte de soi, qu’elle nous partage ici avec générosité. Conte et histoire de vie, il était indispensable de comprendre le lien à travers le témoignage d’Elisabeth.

#Episode 1 podcast Mitrane Couppa

#Episode 1 Mitrane Couppa

J’inaugure une série de podcasts, le fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Mitrane nous parle de son enfance, de l’éducation qu’elle a reçue, des heures passées à lire, de sa boulimie de savoir et d’apprentissage, et de son audace. Celle de créer son entreprise, parce qu’elle sait que son travail a de la valeur et que son expérience dans les ressources humaines, les relations sociales, les risques psychosociaux et la direction de projet complexe sera utile aux entreprises, que ce soient des PME ou des grandes entreprises. Rencontre avec une femme libre.

Osons le rêve en entreprise

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En cette période de Noël, chère aux enfants, j’avais envie de m’intéresser à un sujet peu évoqué dans la sphère professionnelle, et vous faire découvrir les résultats d’une grande enquête, La Boîte à Rêves, signée The Boson Project et Capgemini Consulting.

Leur pari ? Unir une bonne fois pour toutes deux notions qu’a priori rien ne relie naturellement : le rêve et l’entreprise. La bonne nouvelle ? Cette idée saugrenue ne l’est en réalité pas tant. Et oui, après avoir nourri le ventre de l’humanité avec du travail, son ego avec de la reconnaissance, son cerveau avec du sens… il est temps de nourrir son âme avec du rêve.

Un peu partout sur cette planète du monde de l’entreprise somnolent doucement mais sûrement des collaborateurs qui s’endorment à défaut de s’épanouir. Quoi de pire pour une entreprise que d’avoir son principal actif, l’humain, en mode « veille » dans un monde qui va à fond ?

Aux questions « Et toi tu rêves en entreprise ? » et « L’entreprise te fait-elle rêver », voici quelques résultats et des surprises :

  • Pour 82 % des répondants, le couple rêve et entreprise est compatible.
  • Et ils vont même plus loin : pour 62,5 % d’entre eux, rêver en entreprise est vital, pour 36 % rêver est un « plus », alors que seulement 1,5 % déclarent le rêve inapproprié en entreprise.
  • 81 % répondent par l’affirmative à la question : « As-tu besoin de rêver pour t’engager » ?
  • 40 % des répondants déclarent ne pas rêver, alors qu’ils affirment aussi que c’est la condition sine qua non de leur engagement…
  • Seulement 37 % constatent que le rêve est encouragé dans leur entreprise, pour 33 % n’a pas lieu d’être, pour 23 % il est toléré.
  • Les rêveurs moteurs ont un potentiel d’engagement incroyable, et ils sont 57 % des répondants.
  • 23 %, en majorité des femmes, avouent ne pas rêver dans leur entreprise. Elles – ils – attendent de la confiance pour rêver.
  • Les pragmatiques (10 %) et les loups solitaires (10 %) ne se sentent pas concernés.
  • Les clés du rêve : le temps (16 %), la liberté (11 %), la confiance (4 %) et le projet (4 %) sont le plus souvent cités. Autre grande famille : passion, inspiration et sens en appellent à des ressorts plus individuels.
  • « Ton rêve en entreprise, ce serait quoi ? » : 35 % prendre mon pied, ne jamais m’ennuyer ; 27 % entreprendre, un projet à monter ; 18 % continuer d’apprendre, toujours m’améliorer ; 13 % être utile ; 5 % gravir les échelons ; 2 % avoir un job stable, plus de sécurité.
  • « Qu’est-ce qui te pousserait à te dépasser ? » : 47 % un projet qui me parle ; 27 % des challenges de fou ; 19 % de la confiance
  • « Qui est-ce qui te pousserait à te dépasser ? » : 45 % un manager qui m’encourage ; 26 % des collègues qui me soutiennent ; 21 % un PDG qui m’inspire.
  • Un leader doit avant tout donner envie aux collaborateurs, la passion (40 %) ; désigner le cap à suivre, la vision (35 %) ; laisser une réelle autonomie (16 %) ; partager l’information en toute transparence (9 %).
  • Pour 78 % des répondants, le leader n’est pas singulier, mais pluriel ; et pour 57 % quelqu’un à qui on peut s’identifier. Ses trois attributs les plus plébiscités sont : l’écoute, l’exemplarité, l’accessibilité.

Conclusion des signataires de l’étude : « Les rêveurs ont un rôle à jouer. Notre monde est devenu trop complexe, trop imprévisible pour ne pas laisser la place aux rêves. Ce sont eux qui vont inventer le monde de demain en dehors des sentiers battus, qui vont créer de nouveaux territoires, de nouvelles façon de travailler. »

Méthodologie de l’enquête : 2 500 Français, hommes et femmes, qui, du 28 septembre au 4 novembre 2015, ont pris le temps de répondre au questionnaire qui leur a été soumis de manière exclusivement virale via des réseaux sociaux comme Twitter ou LinkedIn, le site internet Lesechos.fr ou encore via e-mail pour certaines entreprises privées ou certaines grandes écoles et universités. Par le choix des canaux utilisés, le panel de répondants présente certaines caractéristiques : il s’agit, pour plus de 70 % de répondants jeunes (moins de 35 ans), cadres et salariés à plein temps.

A lire sur le blog, autre article sur le leadership.

A découvrir : un atelier pour travailler sa posture de leader, à la fois mentale et physique.

Pourquoi remettre ses rêves et ses désirs au lendemain ?

Phrase découverte grâce à Pierre Clavel, Président de Shynleï, que je vous partage ici : « Les rêves chuchotent à nos oreilles, ils ne crient pas ».

Découvrir l’accompagnement individuel Shynleï que je propose.

La comédie musicale réalisée par un franco-américain, Damien Chazelle, qui a fait un carton fin 2016 (avec sept récompenses aux Golden Globes), La La Land, met en scène les rêves qui se réalisent, avec les joies et les renoncements qui en découlent immanquablement. Voici ce qu’en dit ce jeune réalisateur de 32 ans : « Le titre est bien sûr une référence à Los Angeles, L.A., mais aussi à une expression qu’on utilise en anglais. Dire à quelqu’un « Tu vis en La La Land ! » signifie « Arrête de rêver ! » Je voulais saluer les gens qui ne sont pas réalistes, qui croient à leurs rêves et sont prêts à affronter l’impossible pour les réaliser. »

 

Stéréotype, quand tu nous tiens…

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Comme je vous l’annonçais dans mon billet précédent, voici un nouvel apport sur les stéréotypes.

Pour approfondir le sujet, je me suis demandée d’où ils venaient et pourquoi ils avaient une telle influence sur nos pensées et nos actes. Patrick Scharnitzky, docteur en psychologie sociale, nous en dit plus dans son ouvrage, que je vous recommande chaudement pour une mise à niveau : Les stéréotypes en entreprise, les comprendre pour mieux les apprivoiser, Editions Eyrolles, 2015.

Notre cerveau est un avare cognitif. Cette formule, consacrée par les scientifiques, explique que notre cerveau est toujours en quête d’économie mentale, à la recherche du meilleur rapport coût/bénéfice. Comment dépenser le moins d’énergie possible pour un résultat optimum ? Il va donc découper la réalité continue en catégories disjointes pour se simplifier la vie (…).  Notre cerveau construit des stéréotypes car ils sont la conséquence logique et normale du phénomène de catégorisation et des distorsions qui l’accompagnent. Ces stéréotypes vont devenir des outils d’interprétation de la réalité, créant un dispositif d’attentes dans les relations professionnelles.

En résumé, les stéréotypes proviennent avant tout d’une sorte de dysfonctionnement de notre cerveau qui comble ses limites par des outils simplificateurs de la réalité dans la perception des personnes.

S’ils ont une origine mentale, comme on vient de le voir, les stéréotypes sont aussi confortés, encouragés et justifiés par les valeurs sociales qui composent une culture. La société a en effet besoin de stabilité, et préfère toujours s’appuyer sur des croyances, des traditions et des habitudes pour fonctionner et faire adhérer le plus grand nombre. Ces deux causes se nourrissent mutuellement.

Comment fonctionnent les stéréotypes ? Les travaux en psychologie sociale portant sur les mécanismes mentaux de la formation d’impression nous l’expliquent (Fiske et Neuberg, 1990) : il semble infaisable de fonder son impression exclusivement soit sur les informations individuelles, soit sur le stéréotype. Etre exposé à un stéréotype est un automatisme qui répond d’une activation incontrôlée et non d’une prise de décision consciente. En revanche, y renoncer est un choix volontaire que nous devons faire et qui va nous demander effort et énergie.

A lire : les travaux du Laboratoire de l’égalité, Les stéréotypes, c’est pas moi, c’est les autres ! Pdf à télécharger : labo-egalite-stereotypes_filles_garcons.

Très intéressant : les tests de l’Observatoire des discriminations pour mesurer ses préjugés. Je vous engage à les faire, très instructif.

On comprend qu’il est nécessaire de s’engager dans une démarche volontariste si l’on veut les combattre et c’est bien ce que les entreprises sont en train de comprendre.

Pour les entreprises qui souhaitent mettre en place un module de sensibilisation à la prise de conscience de l’impact des stéréotypes à destination de leurs salariés,  me contacter.

Consulter ma proposition d’atelier en co-animation avec Jean-Michel Monnot  : prendre conscience des stéréotypes et des représentations héritées pour manager efficacement des équipes mixtes.

Séquence émotion : regardez !

 

Identité et bonheur intérieur

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J’ai découvert cet article sur Les Echos Business, écrit par Vincent Avanzi, dont j’apprécie la signature personnelle : « Développeur de richesses humaines, poète d’entreprise et fondateur de La plume du futur ». Elle est proche de la façon dont je me définis : « révélateur de pépites et talents » que nous avons tous, mais que nous ne voyons pas forcément. Son article, que je vous recommande, intitulé « Votre bonheur contribue au succès de votre entreprise« , aborde dans un style propre à Vincent Avanzi les domaines que je développe dans l’atelier « Exprimer son identité professionnelle« , en m’inspirant du référentiel de la sociologie clinique et des histoires de vie en particulier.

Il s’adresse aux chefs d’entreprise, en leur conseillant de bâtir leur bien-être plan, tout aussi indispensable que leur business plan. Ce bien-être plan est là pour aider les entrepreneurs à maintenir leur cap en cultivant leur propre bonheur intérieur. Comment ? En se posant ces questions clés :

  • L’intégrité : votre business est-il aligné avec vos valeurs ?
  • Le potentiel : êtes-vous vraiment dans votre zone de talents ?
  • La vision : vos rêves sont-ils réalisables à horizon 3, 5 ou 10 ans ?
  • Le leadership : êtes-vous plutôt inspirant, intriguant ou fatiguant ?
  • L’équilibre : quelle est votre balance entre vie pro et vie perso ?

L’atelier Comment exprimer son identité professionnelle, que j’anime pour des créateurs d’entreprise (au maximum quatre, pour laisser à chacun le temps de se dire, et d’échanger avec les autres), a justement pour but de les aider à exprimer de façon authentique et incarnée leur identité professionnelle afin qu’ils soient alignés entre eux et leur projet d’entreprise. Il se déroule en plusieurs étapes :

  • Identifier les valeurs héritées, les influences, les représentations autour notamment de la réussite, l’argent, le risque, le travail, l’entreprise, la création etc.
  • Clarifier les trajectoires et choix professionnels, entre continuités et ruptures, amenant à la décision de créer son entreprise
  • Imaginer les scenarii de demain : quelles perspectives pour son projet professionnel à 5 ou 10 ans
  • Exprimer son identité professionnelle en quelques minutes : soi, son projet, son idée, de manière authentique car congruente et adaptée aux publics visés (un prospect, un futur partenaire ou prescripteur, un investisseur, un éventuel associé etc.)

Je propose également en séance individuelle de poursuivre en s’entraînant à pitcher face caméra pour travailler les mots, le récit et la posture (vidéo fournie).

Bon cheminement aux créateurs qui se lancent dans l’aventure entreprenariale !

Pour en savoir plus, me contacter.