Codéveloppement : « de vrais gens qui se parlent de vraies choses »

Si vous vous dites : « il y a trop de silos dans cette entreprise ; comment embarquer les managers dans la transformation du groupe ; je me sens isolé, j’aimerais partager avec d’autres chefs d’entreprise ; je n’arrive pas à motiver mon équipe autour de ce projet ; on ne se parle pas assez entre experts métier ; je me sens mal dans mon travail en ce moment, j’aimerais partager avec d’autres, cela m’aidera à surmonter. »

Alors le codéveloppement est peut-être pour vous.

Beaucoup en parlent sans forcément savoir de quoi il s’agit précisément, c’est presque devenu une appellation générique (comme le frigo pour l’objet réfrigérateur) désignant un processus collaboratif ou créatif.

Le pouvoir du collectif n’est plus à démontrer et les ouvrages de management l’abordent largement depuis des années.

En 2004, l’économiste américain James Surowiecki affirmait : « lorsqu’un groupe de personnes se réunit, les biais s’annulent et les savoirs s’accumulent, augmentant les chances que le groupe soit plus intelligent que ses parties (même les plus brillantes) parfois jusqu’à 90 % ».

Selon lui, cela repose notamment sur deux leviers :

1- Une réelle diversité des personnes et des points de vue

2- L’indépendance des acteurs, c’est-à-dire la capacité donnée à chacun d’exprimer son (réel) point de vue sans ressentir de pression à se conformer ni risquer d’être jugé. Avec pour règle, l’écoute du point de vue de l’autre – et la capacité de savoir lire et prendre en compte ce que les autres pensent – comme condition d’un échange constructif et de décisions performantes

En matière de formation, Charles Jennings promeut le modèle 70-20-10, basé sur les principes suivants :

  • 70 % des apprentissages sont effectués grâce à l’expérience directe des collaborateurs
  • 20 % des apprentissages prennent place durant les échanges et feedbacks entre eux
  • 10 % des apprentissages sont effectivement réalisés en contexte de formation formelle

Soit près de 90 % des apprentissages qui seraient purement informels, une bonne raison pour revoir les modèles d’apprentissage.

Qu’est-ce donc que le codéveloppement ?

Le codéveloppement professionnel est une approche de formation-action qui mise sur le groupe et sur les interactions entre les participants pour favoriser l’atteinte de l’objectif fondamental : améliorer sa pratique professionnelle. Il part de l’action, du terrain, de situations réelles, de l’expérience de pairs qui acceptent de s’entraider – en parité -, de se réunir pour apprendre à progresser ensemble, y compris en apprenant de leurs erreurs.

Un client présente au groupe un problème, ou une préoccupation ou un projet (les 3 P) sur un sujet sur lequel il veut voir plus clair, et / ou mieux agir. Les autres participants sont consultants, leur rôle est d’apporter une aide utile au client dans la situation qu’il a apportée.

Le but de la consultation ne consiste pas à résoudre le problème du client, mais à l’aider à mieux comprendre et à mieux agir, à l’aider à apprendre à partir de ce qu’il expose et vit.

Les consultants participent à la réflexion qu’un collaborateur/client mène sur sa pratique et tous en tirent profit.

On peut donc dire que la mission du facilitateur est de réussir à créer une communauté d’apprentissage.

A quels besoins ou objectifs répond le codéveloppement :

  • développer sa pratique professionnelle, un management responsabilisant, une culture de l’innovation, la coopération ou la cohésion
  • retrouver un climat porteur ou une dynamique de changement
  • faire évoluer les comportements vers plus d’écoute, d’ouverture, d’entraide, de confiance, de responsabilité

En résumé, le codéveloppement est bien plus qu’une méthode de résolution de problème, c’est une méthode de développement professionnel (pour en savoir plus sur le codéveloppement.)

J’ai eu l’opportunité d’être facilitatrice en codéveloppement d’un groupe d’intrapreneurs bénéficiant d’un programme d’accompagnement de leurs projets innovants.

Les verbatims des participants parlent d’eux-mêmes sur les apprentissages réalisés :

« j’ai gagné en confiance ; j’ai appris à mieux me connaître ; j’ai découvert le sens de la cohésion d’équipe ; j’ai pu partager et me sentir moins seul ; c’est une belle aventure pour moi, je suis sortie des sentiers battus, j’ai compris quel était mon chemin, avec le soutien des autres ; on s’est entraidé en cadrant notre projet ensemble ; j’ai pris plus de risques, j’ai été à l’origine de plus d’initiatives, je me suis auto-motivé ; j’ai pris ma place dans le collectif ; la liberté de parole a été rendue possible par le cadre posé, en confiance ; j’ai osé présenter mon projet à l’extérieur alors que j’y étais opposée avant : les consultants du groupe m’ont permis d’en comprendre l’importance pour avancer dans mon projet, ça m’a fait grandir ; j’ai découvert la puissance du collectif ; j’ai retrouvé la motivation ».

Me contacter pour initier une expérience de codéveloppement à destination de managers, collaborateurs, chefs d’entreprise, consultants, intrapreneurs, experts … (tous les secteurs d’activité sont concernés, ainsi que tous les types de statuts)

Télécharger la fiche de présentation.

Méditation sur la beauté et l’embrasement érotique

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Derrière ce titre accrocheur, se cache un texte écrit par Fabrice Midal dont j’apprécie beaucoup l’approche pédagogique sur la méditation et le développement personnel.

En le lisant un matin dans le métro, de retour d’une semaine de vacances, j’ai été frappée par le lien qu’il faisait entre la beauté et la présence. Je n’avais jamais fait ce rapprochement ainsi. C’est une découverte que je partage avec vous.

Si vous souhaitez savoir si le sens de l’esthétique est un de vos talents, vous pouvez le découvrir en répondant à un questionnaire sur le site viame.org, qui listera vos 24 forces de caractère. Intéressante cette approche pour mieux se connaître, vous verrez.

Revenons à Fabrice Midal, et son livre, que je vous recommande chaudement : Comment la philosophie peut nous sauver, éditions Pocket Flammarion, 2015. C’est mon livre repère et refuge, j’y puise inspiration et douceur. Fabrice Midal sait rendre à la philosophie son essence pratique, comme guide dans nos vies au quotidien.

Extrait (page 227) : « L’expérience d’Eros se manifeste au premier chef quand nous faisons face à la beauté. Il y a pour chacun de nous des choses ou des êtres qui suscitent un véritable choc tant ils sont beaux.

Platon nous invite à considérer qu’est beau ce qui irradie de présence – et non ce qui me plaît ou me touche, comme nous aurions tendance à le penser. Faites ce renversement, vous verrez, il est salutaire : ce qui est beau, au lieu de le ramener à un sentiment, voyez-le comme un sommet de présence qui vous tend la main, qui vous appelle.

Mais à quoi vous appelle-t-il ? Il vous appelle à désirer être plus amplement. Le beau vous rappelle l’énigme de ce qui vous manque pour être plus pleinement.

Tel est ce qu’éprouve le jeune Alcibiade auprès de Socrate : « Quand je l’écoute, en effet, mon coeur bat plus fort que celui des Corybantes en délire, ses paroles font couler mes larmes. Or en écoutant Périclès et d’autres bons orateurs, j’admettais sans doute qu’il parlait bien, mais je n’éprouvais rien de pareil, mon âme n’était pas bouleversée, elle ne s’indignait pas de l’esclavage auquel j’étais réduit. »

Nous est ainsi décrit le mouvement érotique : frappé au plus profond de votre être, vous ne supportez plus l’esclavage où vous êtes d’une manière ou d’une autre plongé. Votre vie ordinaire semble grise et sans saveur par contraste avec la beauté irradiante. Plus rien ne vous importe que cet appel qui tout à la fois vous permet de rejoindre l’être aimé, mais aussi d’être enfin plus amplement.

Voilà l’essentiel de l’expérience érotique : la beauté éveille en l’humain un désir qui le soulève et l’élève. C’est pour cela qu l’expérience de la beauté est si décisive. Elle n’est pas là pour nous donner juste du plaisir. Elle nous réveille, elle nous appelle à être plus amplement qui nous sommes. Elle nous rend des êtres de désir.

Or, ce désir, qui est Eros, est en son fond amour de la vérité, philo-sophos, souci intense de savoir et de comprendre. »

Je vous souhaite un bel été.

Pour en savoir plus sur Fabrice Midal : apprendre à méditer.

Autre article publié sur la méditation.

Une émission en huit épisodes cet été sur France culture : Narcisse accusé non coupable.

Fabrice Midal, docteur en philosophie est le fondateur de l’Ecole Occidentale de Méditation. Dans sa série d’été, vous découvrirez que Narcisse est non seulement un accusé non coupable de l’égocentrisme, de l’oubli des autres, voire de la perversion dont on l’accuse, mais aussi ce que cache cette injuste condamnation, ce qu’elle révèle de la violence inapparente de notre temps, de la négation du sens originel de la culture.

 

 

Nous avons tous des super pouvoirs !

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J’ai eu la chance d’animer cette semaine un atelier créatif pour un réseau mixité en entreprise intitulé « Osons en actions : que mettons-nous en place pour identifier nos supers pouvoirs ou talents, les faire connaître et les utiliser pour le poste de nos rêves ? »

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Florence Servan-Schreiber définit la notion de « super pouvoir » ainsi, dans l’ouvrage Power patate : « Une force est une prédisposition à penser, ressentir, et agir de façon authentique et énergisante qui entraîne nos meilleures performances. C’est notre mode de fonctionnement naturel, au cours duquel nous sommes énergiques et performants. Une force de caractère est une composante de notre personnalité. Ces forces ou qualités font de chacun un être singulier, puissant et à sa place, capable de beaucoup, sans effort et en kiffant. »

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Cet atelier d’une heure et demi a été guidé par le questionnement suivant, auquel vous pouvez vous-aussi réfléchir :

  • Pour quelle(s) raison(s) est-ce important pour vous d’identifier vos talents ou super pouvoirs d’abord, et de les faire connaître ensuite ?
  • A quel(s) besoin(s) cela répond-il dans votre vie aujourd’hui ?
  • A quoi  peuvent-ils vous servir dans votre carrière professionnelle ?
  • Quels sont les opportunités qui s’offrent à vous pour oser les mettre en actions, les alliés sur lesquels vous appuyer et les freins à prendre en compte ?

Je vous engage à réaliser pour vous le questionnaire sur le site viame.org, qui listera vos 24 forces de caractère, votre trousseau de qualités et talents : nul soupçon d’égocentrisme mal placé dans cette démarche, mieux se connaître permet de mieux se présenter en entretien, en trouvant le ton juste : donner quelques exemples de réalisations ou d’expériences illustre finement ses qualités, et ses compétences par la même occasion. (1)

L’énergie créatrice libérée a permis d’identifier deux axes, autour desquels un groupe de travail va se mettre en place cette année : comment se rendre visible (individuellement) ; quelles solutions concrètes proposer à l’entreprise pour rendre les femmes plus visibles et développer ainsi leur employabilité ?

Un grand merci à l’illustratrice Véronique OLIVIER-MARTIN, qui a si bien « croqué » nos idées ! Je la recommande chaudement : rien de mieux que les illustrations pour synthétiser les propos qui fusent.
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(1) Plus d’information sur l’enquête (vous pouvez y répondre en Français) : « The VIA Survey was developed by renowned psychologist, Christopher Peterson, Ph.D. The VIA Survey-120 is a revised version of the original VIA Survey as a 120 item, scientifically validated by Robert McGrath, Ph.D., questionnaire that provides a rank order of an adult’s 24 character strengths. The new revised version takes approximately 15 minutes to complete and descriptive results and in-depth reports are available upon completion. The VIA Survey-120 is offered in over 30 languages and is the only survey of strengths in the world that is free, online, and psychometrically valid. »

 

Boîte à outils du quotidien pour rester zen

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Illustration de la couverture du magazine Flow,une belle découverte ! https://www.etsy.com/fr/shop/janethillstudio. « L’avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves » — Eleanor Roosevelt (1884-1962)

En cette période inédite de confinement (mars-avril 2020), voici une mise à jour de mon article mis en ligne en 2017. Si ces quelques suggestions peuvent vous aider à utiliser votre temps autrement, à porter un regard différent sur votre vie et votre quotidien, j’en serais ravie.

Je ne sais pas vous, mais j’aime bien engranger des idées, des trucs et astuces, qui semblent simples, mais qui peuvent s’avérer sacrément efficaces dans les instants de doute, de baisse de tonus ou de confiance, quand il faut faire face à un moment difficile, préparer une présentation à enjeu, ou faire barrage aux phrases créaticides, à la mauvaise humeur ou aux comportements inadéquats.

Je vous livre quelques pratiques, outils ou expériences qui m’ont aidée ces derniers mois, et si vous en avez d’autres, partagez-les en commentant ci-dessous cet article :

♥ Finir sa journée avec la master class du bonheur sur scène, avec Audrey Akoun, Isabelle Pailleau et Florence Servan-Schreiber : énergie tonique assurée ! J’y suis allée avec ma fille pour nos anniversaires respectifs. Quel moment d’émotion partagée ! Je vous conseille d’y aller avec vos ami.e.s, vos enfants ou votre conjoint.e. On y apprend à respirer, s’écouter, s’amuser, parler à des inconnus, et se rappeler que chaque jour, un kif nous attend et égaye notre quotidien, si l’on veut bien y prêter attention.

♥ La commencer avec la voix si douce de Marie-Pier Charron, et ses matins magiques. Ou avec Pascale Picavet, qui nous amène à harmoniser nos chakras avant un rendez-vous à enjeu ou une journée chargée.

Méditer, même 10 minutes, en s’essayant à une pratique quotidienne, si possible : avec la voix de Bernard Giraudeau, ou avec l’enseignement de Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste zen.

Fabrice Midal nous explique aussi et simplement ce qu’est la méditation et comment méditer.

♥ Pour préparer un rendez-vous important ou apaiser les tensions pratiquer la cohérence cardiaque. De quoi s’agit-il ? Florence Servan-Schreiber synthétise l’approche dans son livre La Fabrique à kifs, page 58, Editions Marabout, 2016 : « La variabilité cardiaque est un indicateur de l’agitation de notre système nerveux. En la mesurant à l’aide d’un capteur spécial placé sur l’extrémité d’un doigt, il est possible de visualiser notre état de remous ou de calme intérieur. Une respiration volontaire active notre système nerveux parasympathique, la partie de notre organisme qui est responsable, entre autres, du repos. Son contrepoids, le système sympathique, est en charge des accélérations, dont nous avons tout aussi besoin pour naviguer au quotidien. Etre en cohérence cardiaque signifie que nous sommes parvenus à alimenter nos deux systèmes nerveux : sympathique et parasympathique. Nous sommes alors dans un état neutre de ressource, et non dans un état de relaxation. Nos idées s’éclaircissent, nos préoccupations s’apaisent et nous reprenons le contrôle du fil de nos sensations. » Télécharger l’application de Symbiofi pour s’entraîner.

S’inscrire à l’atelier Voix, souffle et corps de Françoise Thérizols : moment intense que j’ai eu la chance de vivre il y a quelques semaines et que je recommande chaudement.

Poser sa voix : télécharger l’appli gratuite Vocal’iz pour iPhone et Android, qui délivre des conseils et exercices simples pour une meilleure connaissance de cet instrument naturel et précieux, après avoir identifié votre tessiture (ténor, mezzo, baryton, alto …).

♥ Prendre une décision sans stress :

  • Bien se connaître, en identifiant ses qualités, 24 sont recensées dans l’inventaire des forces de caractère de Martin Seligman et Christopher Peterson. Les 24 qualités sont classées par famille : sagesse, tempérance, courage, humanité, justice, transcendance (La Fabrique à kifs, page 82, Editions Marabout, 2016). En résumé, les six piliers qui nous permettent de bien vivre avec nous-même et de nous épanouir dans notre relation aux autres et au monde. Vous pouvez remplir le questionnaire gratuitement en ligne sur http://www.viame.org.
  • Passer le test (gratuit) de personnalité simplifié MBTI, en 10 minutes, pour mieux se cerner et obtenir une description concrète et exacte de qui vous êtes et de la raison pour laquelle vous faites les choses de la façon dont vous les faites.
  •  Ecrire sur une feuille les avantages / inconvénients d’une décision à prendre, avec la 1e solution dans une colonne.  Poser votre stylo, asseyez-vous bien droit.e sur une chaise, les pieds part terre et pratiquer 5 mn de cohérence cardiaque devant votre ordinateur ou votre mobile ; écrivez la 2e solution dans la colonne d’à côté (avantages /inconvénients) ; pratiquez à nouveau 5 mn de cohérence cardiaque dans les mêmes conditions ; Relisez le contenu dans les deux colonnes et sentez ce que votre corps vous signale à ce moment-là. Laissez reposer, et relisez vos notes le lendemain. Avez-vous la même sensation que la veille ? Si oui, vous avez choisi.
  • Autre possibilité, bâtir une carte mentale, très utile pour faire l’inventaire en toute créativité de toutes les possibilités qui s’offrent à vous, et aux qu’elles vous n’auriez pas pensé spontanément. Plusieurs outils numériques existent, testez-les.
  • Intéressant, un elearning sur Linkedin conçu et animé par Todd Dewett.

Et quand le spleen déborde, dans le désordre :

Enfin, à (re)découvrir, la puissance de la gratitude, ô combien ressort vital.

L’écoute n’a qu’un seul but : permettre à l’autre de vider son cœur.
Si vous pratiquez ainsi, la compassion sera toujours là. Si la conscience est là, je suis sûr que vous savez tous ici que la haine, la violence et la colère ne peuvent être neutralisés et guéris que par une seule substance : la compassion ”. Thich Nhat Hanh

« L’avenir appartient à ceux qui croient
à la beauté de leurs rêves
 » — Eleanor Roosevelt (1884-1962)

En pleine conscience

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De retour de congés, en pleine forme, j’aimerais vous faire partager une de mes découvertes : le village des Pruniers en Dordogne. Si vous vous intéressez à la méditation et à la pleine conscience, je vous invite à écouter l’enseignement magistral de Thich Nhat Hanh, maître zen fondateur du village des Pruniers, dont voici quelques fondamentaux :

« Pour cultiver la paix, la joie et le bonheur, on a besoin d’énergie. Et la première sorte d’énergie est appelée pleine conscience, « smrti » en Sanscrit. La pleine conscience est une énergie qui nous permet d’être là, dans l’instant présent. Quand on respire en pleine conscience, on peut ramener l’esprit vers le corps. Chaque souffle, chaque pas que l’on fait, peut nous aider à revenir dans l’instant présent. La pleine conscience est porteuse de concentration, la deuxième sorte d’énergie. Si ces deux premières énergies sont assez puissantes, elles feront émerger la troisième, la vision profonde. Méditer, c’est cultiver l’énergie de la pleine conscience, l’énergie de la concentration, l’énergie de la vision profonde, afin d’atteindre la joie, le bonheur et la paix.

Les huit exercices de la pleine conscience :

  • Je reconnais, je suis conscient que j’inspire et que j’expire
  • Je suis le parcours de l’inspiration et de l’expiration jusqu’au bout
  • J’inspire et je suis conscient de l’existence de mon corps
  • J’inspire et je calme mon corps, je relâche mon corps
  • Je génère la joie
  • Je génère le bonheur
  • Je reconnais une sensation douloureuse
  • Je prends soin, j’embrasse la souffrance

La pratique nous aide à être conscient de l’énergie de l’habitude, énergie destructrice, léguée par nos parents et nos ancêtres. La reconnaissance suffit. Le pratiquant doit éprouver joie et plaisir dans la méditation en pleine conscience, c’est important. »

Les clés de la psychologique bouddhiste par Thich Nhat Hanh toujours dans la même vidéo (à partir d’1h23) : ici.

Définition apportée par Jon Kabat-Zinn dans son ouvrage Méditer, 108 leçons de pleine conscience, édition Marabout, 2010 :  » La pleine conscience est la conscience sans jugement de chaque instant, que l’on cultive en prêtant attention. Elle peut être renforcée par la pratique. Cette pratique est parfois appelée méditation. » Il ajoute plus tard que « la méditation est une façon d’être, non une technique. Le but de la méditation n’est pas de tenter d’accéder à un ailleurs, mais de permettre d’être exactement là où l’on est, tel que l’on est, et de permettre au monde d’être exactement tel qu’il est à cet instant même. C’est un acte d’amour radical, un geste intérieur de bienveillance et de bonté envers soi-même et les autres, un geste du coeur qui reconnaît notre perfection, y compris dans notre évidente imperfection.

A l’occasion de la 3e édition du Forum international de l’évolution de la conscience, Matthieu Ricard explique comment nous pouvons transformer notre conscience grâce à la méditation.

En pratique, pour aider ceux qui comme moi sont sur le (long) chemin de la pratique, voici quelques sources pour y parvenir : Trois minutes à méditer, les conseils de Christophe André, les applications pour se détendre et méditer.

Un atelier avec Christophe André pour s’initier à la méditation en pleine conscience, prochaine rencontre le 14 octobre.

Leadership en mouvement et la série Game of Thrones

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Pour compléter l’article publié récemment, on retrouve dans la série Game of Thrones la notion de mouvement associé au leadership, au centre de l’atelier co-créé et co-animé avec Elodie Bergerault de Danaïade, que je propose dans mes domaines d’intervention.
Dans l’article Cinq leçons de leadership à tirer de la série Game of Thrones, on y lit ainsi qu’un leader doit, selon Yaël Gabision (Smartside), « savoir mettre les gens en mouvement. Il est magnanime, protecteur, reconnaissant, exemplaire… »
Le leader est donc non seulement en mouvement, mais il contribue aussi à mettre les autres en mouvement.
Les cinq leçons :
  1. S’adapter pour survivre
  2. Capitaliser sur ses forces… et sur ses faiblesses
  3. Susciter l’adhésion
  4. Gérer les luttes de pouvoir
  5. Surveiller sa réputation auprès de ses pairs

Dans le même registre, je vous recommande l’interview vidéo d’Edgard Grospiron, ancien champion de ski de bosses, aujourd’hui consultant en management pour les entreprises, sur le site horizon entrepreneurs.fr.

Pour lui, la motivation d’un entrepreneur ou d’un leader se cultive, « ce n’est pas un don du ciel, c’est une énergie qui s’entretient, qui se transmet, qui se reçoit. Le travail à faire pour entretenir cette motivation : avoir une vision qui a du sens, toujours renouvelée, avec une stratégie, et prendre du plaisir aussi, en se centrant avant tout sur ce que l’on sait faire de très bien. J’ai pu durer et réussir au plus haut niveau dans le ski en capitalisant sur ce que je savais faire le mieux. »
Qu’est-ce qu’un bon patron ? Pour Edgard Grospiron, c’est quelqu’un qui « sait créer un espace d’aventure et de conquête pour que chacun de ses collaborateurs y voit un lieu d’accomplissement. C’est ça le métier de dirigeant : c’est faire réussir ses équipes dans ses aspirations et ses résultats. Lorsque je suis arrivé dans le ski, je voulais gagner. Mes entraineurs m’ont fait prendre conscience que si je voulais gagner, il fallait que je grandisse, que je maîtrise mon art, que je prenne ma vie en mains, et des responsabilités. Et puis aussi que je sois heureux dans ce que je faisais. A partir de là, les résultats arrivent parce que les conditions ont été créées pour que les résultats arrivent ».

 

 

 

Le leadership en mouvement

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Photo prise de lors de la réunion annuelle des Essenti’Elles avec une chorégraphie dansée par les 200 participants de la salle, un grand moment de vitalité et de joie partagées !

J’ai la chance d’avoir rencontré Elodie Bergerault de Danaïade, experte en mouvement, chorégraphe, et ensemble, nous avons conçu un atelier sur le leadership, à destination des femmes du réseau Essenti’Elles de BPCE.
L’atelier Elles bougent !  invite les participantes à bouger et à s’interroger sur la posture du leader. La promesse : « ouvrez vos perceptions, lâchez vos préjugés, surprenez-vous et voyagez dans votre corps… » En co-animation, nous proposons avec Elodie une expérience inédite, créée sur mesure pour les Essenti’Elles.
Si vous êtes intéressé, contactez-moi pour en savoir plus.
Pourquoi le leadership me direz-vous ? Encore un mot à la mode dans les entreprises… Et pourtant, pour briser le fameux plafond de verre, les femmes ont leur part à jouer pour se libérer de leurs peurs, freins, auto-censures, et soumissions en tous genres. Ce qui ne dédouane pas les entreprises d’une action volontariste contre les préjugés de recrutement, de management ou de promotion, et des réformes structurelles indispensables à mettre en oeuvre (en matière de salaire, formation, accompagnement, mobilité…), pour que les femmes accèdent à des postes à responsabilité et tout simplement par équité.
Les ouvrages abondent sur le sujet, et depuis ces dernières années en particulier à destination des femmes pour qu’elles osent ! Je suis plutôt réservée sur l’injonction, qui peut laisser trop vite croire que les femmes sont seules responsables de leur impossibilité à évoluer dans leur entreprise (parce qu’elles n’oseraient pas) : trop facile. Il y a les individus, et il y a le système, qui facilite ou non la mixité et la diversité d’une manière générale, la mobilité et la transversalité, la prise d’initiatives et l’autonomie, ou les relations au travail transgénérationnelles par exemple.
A ces réserves, j’ajouterais une exception : le livre de Nathalie Loiseau, remarquable d’intelligence et d’authenticité. Son titre : Choisissez tout, Éd. JC Lattès. Il est remarquable, car il incite les femmes à revoir leur relation au travail, à la famille et aux hommes. C’est un électrochoc, qui a pour mérite de bousculer femmes et hommes dans leurs certitudes, et qui met en lumière les conditionnements intériorisés par les femmes depuis toujours.
Une vigilance : ne surtout pas tomber dans le travers qui fait florès aujourd’hui dans les conférences ou sur Internet, le soi-disant leadership spécifiquement féminin. Cet article explique bien en quoi c’est un piège dangereux pour les dirigeantes.
Le blog EVE, très bien fait, sur l’égalité femmes / hommes et se faisant l’écho des programmes mis en oeuvre par quelques grandes entreprises. Revue du web sur le leadership, à lire ici.
Pour concevoir cet atelier, j’ai fait quelques recherches sur la notion de leadership. Sa définition tout d’abord :  ce qui a trait à l’influence dans un groupe, et plus particulièrement les conditions d’exercice de l’autorité dans les organisations (mot anglais utilisé en France par Alfred Binet dès le début du XXe siècle).
De nombreux chercheurs se sont penchés sur cette question, en particulier aux Etats-Unis et dans d’autres pays, dont la France. Pour revenir sur l’historique des recherches et études entreprises sur le groupe et l’influence, je conseille les lectures suivantes :
En synthèse, à retenir :
La publication, en 1895, de La psychologie des foules de Gustave Le Bon est un événement important dans le paysage français. Le Bon y propose des solutions pour ne pas se laisser gouverner par la foule. C’est un succès immédiat, mais le terme que l’auteur emploie dans son ouvrage n’est pas tant celui de chef que celui de meneur. Ainsi, Le Bon est, dès sa parution, traduit simultanément en anglais, en allemand et en russe, et le psychologue français Alfred Binet, qui fait partie du comité de rédaction d’une revue de psychologie américaine, en fait aussitôt un compte rendu très négatif. Le premier texte de psychologie du leadership date de 1904 et est écrit par un Américain, Lewis Terman, qui, inspiré par le test de Binet qui vient d’être publié, sera l’un des inventeurs du concept de Quotient intellectuel.

Taylor, qui construit une théorie parfaitement déterministe sur l’organisation du travail, n’est pas étranger à ce vocabulaire et, lors d’une conférence qu’il tient à Harvard en 1909, il vante « les dons rares des grands conducteurs d’hommes qui appellent à la fois l’admiration, l’amour, le respect et la crainte. » Harvard, qualifiée de “mère des leaders”, est un lieu où l’on voit se formuler quantité de choses autour de ce discours sur le leadership. La Harvard Business School ouvre ses portes en 1908 et, quand bien même la première chaire de leadership n’y sera créée qu’en 1982, des enseignements dans ce domaine y sont dispensés dès l’origine. Aux États-Unis, l’école sera très tôt jugée comme le lieu de la formation des leaders dès leur prime enfance.

 

Seront déterminantes ensuite les théories de Kurt Lewin (1938), Lippitt et White, Fritz Redl (1954), Yalom et Liebermann… qui définissent les styles de leadership, la relation de l’individu au groupe et les phénomènes d’influence. En France, on se penchera avec attention sur les travaux de Jacqueline Barus-Michel et Eugène Enriquez, Vocabulaire de psycho-sociologie, 2013 (page 224) : « Freud attribuait le lien social (1921) à l’effet du meneur ou du chef. Celui-ci est sensé aimer tous les membres d’un amour égal comme un père et ses enfants. Le pouvoir repose sur la croyance : celle de ceux qui vont se soumettre parce qu’ils croient que ses représentants détiennent les clés de leur sécurité ou de leur bonheur. Ils ne s’aperçoivent pas que c’est la force de leur demande qui fait celle d’un pouvoir qui n’est souvent qu’un simulacre agité devant leurs yeux. »

Et pour Alain Duluc (Leadership et confiance, 2003) : l’enjeu du leadership et de la confiance ne se situe plus seulement dans la maîtrise de techniques et de savoir-faire managériaux rationnels. Bien sur, il convient toujours de connaître son métier et autres savoirs techniques. Mais la capacité à entraîner les autres avec soi, à leur donner envie d’avancer constitue un plus qui fait la différence. Mais cela ne se résume pas à une vision bien communiquée, il y a encore un autre plus. Il consiste à bien comprendre les êtres humains, leurs motivations profondes et à tisser avec eux des relations humaines plus riche. Cette évolution suppose des leaders capables de s’affirmer pleinement.

En appui, voici le témoignage incarné de Virginie Guyot, ex-pilote de chasse , première femme commandant de la Patrouille de France à 32 ans, qui sait combien performance et confiance sont intimement liées. « Dès le décollage, le risque est permanent, pas de droit à l’erreur. Nous mettons notre vie entre les mains de nos coéquipiers et réciproquement ».

Ses cinq conseils aux dirigeants pour susciter la confiance  :

  • Recruter en fonction des qualités humaines (et pas que techniques)
  • Prendre le temps d’écouter les autres
  • Etre transparent
  • Donner du sens et une direction
  • Etre exemplaire
Pour lire l’article complet sur les Echos Entrepreneurs.

Identité et bonheur intérieur

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J’ai découvert cet article sur Les Echos Business, écrit par Vincent Avanzi, dont j’apprécie la signature personnelle : « Développeur de richesses humaines, poète d’entreprise et fondateur de La plume du futur ». Elle est proche de la façon dont je me définis : « révélateur de pépites et talents » que nous avons tous, mais que nous ne voyons pas forcément. Son article, que je vous recommande, intitulé « Votre bonheur contribue au succès de votre entreprise« , aborde dans un style propre à Vincent Avanzi les domaines que je développe dans l’atelier « Exprimer son identité professionnelle« , en m’inspirant du référentiel de la sociologie clinique et des histoires de vie en particulier.

Il s’adresse aux chefs d’entreprise, en leur conseillant de bâtir leur bien-être plan, tout aussi indispensable que leur business plan. Ce bien-être plan est là pour aider les entrepreneurs à maintenir leur cap en cultivant leur propre bonheur intérieur. Comment ? En se posant ces questions clés :

  • L’intégrité : votre business est-il aligné avec vos valeurs ?
  • Le potentiel : êtes-vous vraiment dans votre zone de talents ?
  • La vision : vos rêves sont-ils réalisables à horizon 3, 5 ou 10 ans ?
  • Le leadership : êtes-vous plutôt inspirant, intriguant ou fatiguant ?
  • L’équilibre : quelle est votre balance entre vie pro et vie perso ?

L’atelier Comment exprimer son identité professionnelle, que j’anime pour des créateurs d’entreprise (au maximum quatre, pour laisser à chacun le temps de se dire, et d’échanger avec les autres), a justement pour but de les aider à exprimer de façon authentique et incarnée leur identité professionnelle afin qu’ils soient alignés entre eux et leur projet d’entreprise. Il se déroule en plusieurs étapes :

  • Identifier les valeurs héritées, les influences, les représentations autour notamment de la réussite, l’argent, le risque, le travail, l’entreprise, la création etc.
  • Clarifier les trajectoires et choix professionnels, entre continuités et ruptures, amenant à la décision de créer son entreprise
  • Imaginer les scenarii de demain : quelles perspectives pour son projet professionnel à 5 ou 10 ans
  • Exprimer son identité professionnelle en quelques minutes : soi, son projet, son idée, de manière authentique car congruente et adaptée aux publics visés (un prospect, un futur partenaire ou prescripteur, un investisseur, un éventuel associé etc.)

Je propose également en séance individuelle de poursuivre en s’entraînant à pitcher face caméra pour travailler les mots, le récit et la posture (vidéo fournie).

Bon cheminement aux créateurs qui se lancent dans l’aventure entreprenariale !

Pour en savoir plus, me contacter.