Transmettre ? Entre répétition et transformation

 

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Initiales Réseau Pluridis organise le 24 mars à Paris 15e une journée d’étude sur le thème de la transmission.

La notion de transmission est multidimensionnelle, elle convoque à la fois les sphères sociale, économique, culturelle, psychique… et reste en partie inconsciente. Nous l’aborderons plus particulièrement dans les champs de la famille et du travail et de leurs imbrications respectives.

Au cours de cette journée d’étude interactive, nous proposerons des apports théoriques, des témoignages, des ateliers expérientiels ou thématiques en groupes restreints.

Elle s’adresse à tous ceux qui sont intéressés par la thématique de la transmission, à titre personnel ou professionnel : acteurs RH, managers, sociologues, psychologues, consultants, médiateurs et praticiens de l’accompagnement, de l’orientation, de la formation, coachs…

Profitez du tarif préférentiel en vous inscrivant avant le 10 janvier 2017 : se renseigner et s’inscrire.

Qu’entend-on par accompagnement ?

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Maela Paul, docteur en Sciences de l’éducation, Université de Tours, à la bibliographie impressionnante, nous livre ses définitions de l’accompagnement (1).
Elle clarifie année après année au fil de ses recherches cette notion, la tâche étant ardue, du fait que l’accompagnement se construit à la frontière de logiques diverses : former, enseigner, aider, conseiller ou même gouverner.
Que met-on derrière ce mot, tant au devant de la scène aujourd’hui ?
L’accompagnement répond à une logique sociale et à une logique relationnelle. Au fondement de l’accompagnement : la relation, qui est première ; De la mise en relation dépend la mise en chemin et réciproquement. Il s’agit de viser la parité dans le dialogue, sans effacer la disparité des statuts, puisque l’accompagnement se joue dans un cadre professionnel. Le cheminement est de toujours tendre vers une émancipation par la personne de la situation dans laquelle elle se trouve.
Ses définitions  : l’accompagnement est un dispositif relationnel qui vise au travers d’un échange et d’un questionnement la compréhension d’une situation ou d’un projet. Il contribue à travers une pratique réflexive à inscrire autrui dans une réalité qui soit existentiellement et socialement viable pour lui ou elle et désirable par lui ou elle. La personne est reconnue dans sa triple identité : l’appartenance au genre humain, dans son statut de sujet-citoyen, et sa singularité d’être.
Ce qui est commun aux différentes formes d’accompagnement (coaching, mentoring, tutorat etc.) :
  • un dispositif relationnel,
  • des principes éthiques,
  • une démarche personnalisée,
  • une posture,
  • une perspective d’action,
  • un questionnement réflexif,
  • un cadrage institutionnel

Les principes éthiques auxquels doit se soumettre l’accompagnant : ne pas nuire, ne pas penser, dire et faire à la place de l’autre ; travailler dès le début à sa propre inutilité (ou effacement) ; ne pas savoir pour l’autre où il ou elle en est de sa situation.

A lire également sur ce blog : coaching or not coaching.
Ce billet est ainsi l’occasion de vous faire part des contours de la philosophie d’accompagnement qui est la mienne, préalable pédagogique et éthique important à toute demande d’accompagnement. Pour en savoir plus, me contacter.
(1) Source : Table-tonde L’accompagnement, de la notion au concept, avec Maela Paul, Emmanuel Rusch, Pascal Galvani, animée par Frédérique Lerbet-Sereni et Guy de Villers.
Colloque international tenu à Tours du 26 au 28 mai 2016, télécharger les résumés.

 

Stéréotype, quand tu nous tiens…

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Comme je vous l’annonçais dans mon billet précédent, voici un nouvel apport sur les stéréotypes.

Pour approfondir le sujet, je me suis demandée d’où ils venaient et pourquoi ils avaient une telle influence sur nos pensées et nos actes. Patrick Scharnitzky, docteur en psychologie sociale, nous en dit plus dans son ouvrage, que je vous recommande chaudement pour une mise à niveau : Les stéréotypes en entreprise, les comprendre pour mieux les apprivoiser, Editions Eyrolles, 2015.

Notre cerveau est un avare cognitif. Cette formule, consacrée par les scientifiques, explique que notre cerveau est toujours en quête d’économie mentale, à la recherche du meilleur rapport coût/bénéfice. Comment dépenser le moins d’énergie possible pour un résultat optimum ? Il va donc découper la réalité continue en catégories disjointes pour se simplifier la vie (…).  Notre cerveau construit des stéréotypes car ils sont la conséquence logique et normale du phénomène de catégorisation et des distorsions qui l’accompagnent. Ces stéréotypes vont devenir des outils d’interprétation de la réalité, créant un dispositif d’attentes dans les relations professionnelles.

En résumé, les stéréotypes proviennent avant tout d’une sorte de dysfonctionnement de notre cerveau qui comble ses limites par des outils simplificateurs de la réalité dans la perception des personnes.

S’ils ont une origine mentale, comme on vient de le voir, les stéréotypes sont aussi confortés, encouragés et justifiés par les valeurs sociales qui composent une culture. La société a en effet besoin de stabilité, et préfère toujours s’appuyer sur des croyances, des traditions et des habitudes pour fonctionner et faire adhérer le plus grand nombre. Ces deux causes se nourrissent mutuellement.

Comment fonctionnent les stéréotypes ? Les travaux en psychologie sociale portant sur les mécanismes mentaux de la formation d’impression nous l’expliquent (Fiske et Neuberg, 1990) : il semble infaisable de fonder son impression exclusivement soit sur les informations individuelles, soit sur le stéréotype. Etre exposé à un stéréotype est un automatisme qui répond d’une activation incontrôlée et non d’une prise de décision consciente. En revanche, y renoncer est un choix volontaire que nous devons faire et qui va nous demander effort et énergie.

A lire : les travaux du Laboratoire de l’égalité, Les stéréotypes, c’est pas moi, c’est les autres ! Pdf à télécharger : labo-egalite-stereotypes_filles_garcons.

Très intéressant : les tests de l’Observatoire des discriminations pour mesurer ses préjugés. Je vous engage à les faire, très instructif.

On comprend qu’il est nécessaire de s’engager dans une démarche volontariste si l’on veut les combattre et c’est bien ce que les entreprises sont en train de comprendre.

Pour les entreprises qui souhaitent mettre en place un module de sensibilisation à la prise de conscience de l’impact des stéréotypes à destination de leurs salariés,  me contacter.

Consulter ma proposition d’atelier en co-animation avec Jean-Michel Monnot  : prendre conscience des stéréotypes et des représentations héritées pour manager efficacement des équipes mixtes.

Séquence émotion : regardez !

 

La première impression n’est pas forcément la bonne…

 

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J’aimerais vous faire partager quelques éléments, loin d’être exhaustifs, j’y reviendrai dans d’autres articles, sur un sujet qui me semble essentiel  pour comprendre les enjeux de la mixité : les stéréotypes de genre, auxquels chacun de nous est confronté. Première étape : la prise de conscience des stéréotypes qui influencent nos pensées, notre perception des autres et nos décisions.

Comme l’explique Louis Schweitzer, « si nous sommes toutes et tous potentiellement victimes de stéréotypes, nous sommes également toutes et tous façonnés par ces mêmes stéréotypes. » (Préface de l’ouvrage Les stéréotypes en entreprise, Les comprendre pour mieux les apprivoiser, Editions Eyrolles, Patrick Scharnitzky).

Définition : un stéréotype est un ensemble d’informations et de croyances associées aux membres d’un groupe, quel qu’il soit. Il se compose d’une liste de caractéristiques accumulées tout au long de notre vie et dont les sources sont multiples.

IMS-Entreprendre pour la Cité et Patrick Scharnitzky, chercheur en psychologie sociale, ont mené une vaste étude sur 1 200 salariés de tous niveaux hiérarchiques dans neuf entreprises sur les stéréotypes de genre pour comprendre en quoi les mentalités entravent l’égalité entre les femmes et les hommes dans le milieu professionnel.

Les conclusions : les stéréotypes de genre sont partagés par les hommes et les femmes et ils renvoient à une répartition sexuée des rôles dans l’entreprise de l’homme leader et de la femme organisée et à l’écoute. Mais si la construction des stéréotypes sexués dépasse le cadre de l’entreprise, celle-ci dispose de moyens efficaces pour les rendre plus positifs, via son engagement, ses actions. Ce qui tend à atténuer les sentiments de discrimination des salariés, à augmenter leur satisfaction au travail, et ainsi leur motivation et leur performance.

Pour en savoir plus sur ce programme de recherche mené pour IMS Entreprendre pour la cité depuis 2010 : il a réalisé un état des lieux de certains stéréotypes majeurs dans les entreprises et surtout listé les leviers d’action permettant de réduire leur influence néfaste sur les relations professionnelles. Il se compose de quatre volets, le handicap (2011), le genre (2012), les origines (2014), et le dernier sur les générations en 2015.
Je vous engage à lire le volet de 2012, passionnant, et les guides pratiques proposés pour lutter contre les stéréotypes en entreprise : c’est faisable, et des entreprises peuvent en témoigner.
Autres travaux, ceux de Huguet et Régner (2009), in Journal of Educational Psychology, présentés par  Catherine Thinus-Blanc, du Laboratoire de Psychologie Cognitive, CNRS, Université Aix-Marseille, dans cette vidéo tournée en 2014Femmes et sciences : la menace des stéréotypes sociaux du genre.
Lire sur le même sujet :  La fabrique des genres.

Consulter ma proposition d’atelier en co-animation avec Jean-Michel Monnot  : prendre conscience des stéréotypes et des représentations héritées pour manager efficacement des équipes mixtes.

#Diversité #Liberté Nous avons tous un handicap, qu’il soit physique, mental, spirituel…

 

A regarder également l’interview vidéo de Brigitte Grésy, Secrétaire Générale du Conseil Supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, sur le sexisme ordinaire dans l’entreprise : comment le repérer, comment y faire face, comment le faire reculer.

 

 

 

En pleine conscience

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De retour de congés, en pleine forme, j’aimerais vous faire partager une de mes découvertes : le village des Pruniers en Dordogne. Si vous vous intéressez à la méditation et à la pleine conscience, je vous invite à écouter l’enseignement magistral de Thich Nhat Hanh, maître zen fondateur du village des Pruniers, dont voici quelques fondamentaux :

« Pour cultiver la paix, la joie et le bonheur, on a besoin d’énergie. Et la première sorte d’énergie est appelée pleine conscience, « smrti » en Sanscrit. La pleine conscience est une énergie qui nous permet d’être là, dans l’instant présent. Quand on respire en pleine conscience, on peut ramener l’esprit vers le corps. Chaque souffle, chaque pas que l’on fait, peut nous aider à revenir dans l’instant présent. La pleine conscience est porteuse de concentration, la deuxième sorte d’énergie. Si ces deux premières énergies sont assez puissantes, elles feront émerger la troisième, la vision profonde. Méditer, c’est cultiver l’énergie de la pleine conscience, l’énergie de la concentration, l’énergie de la vision profonde, afin d’atteindre la joie, le bonheur et la paix.

Les huit exercices de la pleine conscience :

  • Je reconnais, je suis conscient que j’inspire et que j’expire
  • Je suis le parcours de l’inspiration et de l’expiration jusqu’au bout
  • J’inspire et je suis conscient de l’existence de mon corps
  • J’inspire et je calme mon corps, je relâche mon corps
  • Je génère la joie
  • Je génère le bonheur
  • Je reconnais une sensation douloureuse
  • Je prends soin, j’embrasse la souffrance

La pratique nous aide à être conscient de l’énergie de l’habitude, énergie destructrice, léguée par nos parents et nos ancêtres. La reconnaissance suffit. Le pratiquant doit éprouver joie et plaisir dans la méditation en pleine conscience, c’est important. »

Les clés de la psychologique bouddhiste par Thich Nhat Hanh toujours dans la même vidéo (à partir d’1h23) : ici.

Définition apportée par Jon Kabat-Zinn dans son ouvrage Méditer, 108 leçons de pleine conscience, édition Marabout, 2010 :  » La pleine conscience est la conscience sans jugement de chaque instant, que l’on cultive en prêtant attention. Elle peut être renforcée par la pratique. Cette pratique est parfois appelée méditation. » Il ajoute plus tard que « la méditation est une façon d’être, non une technique. Le but de la méditation n’est pas de tenter d’accéder à un ailleurs, mais de permettre d’être exactement là où l’on est, tel que l’on est, et de permettre au monde d’être exactement tel qu’il est à cet instant même. C’est un acte d’amour radical, un geste intérieur de bienveillance et de bonté envers soi-même et les autres, un geste du coeur qui reconnaît notre perfection, y compris dans notre évidente imperfection.

A l’occasion de la 3e édition du Forum international de l’évolution de la conscience, Matthieu Ricard explique comment nous pouvons transformer notre conscience grâce à la méditation.

En pratique, pour aider ceux qui comme moi sont sur le (long) chemin de la pratique, voici quelques sources pour y parvenir : Trois minutes à méditer, les conseils de Christophe André, les applications pour se détendre et méditer.

Un atelier avec Christophe André pour s’initier à la méditation en pleine conscience, prochaine rencontre le 14 octobre.

Ton héritage

 

Benjamin Biolay (La superbe, 2009)

Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l’Italie
Et les pas des passants
L’éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l’étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps

Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l’on perd souvent ta trace
Dès qu’arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant

{Refrain:}
Ça n’est pas ta faute
C’est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n’est pas ta faute
C’est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans

Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D’une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l’orage

Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant

{au Refrain}

Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l’autre s’éveille
Avant qu’il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l’automne vermeil
Merveille, rouge sang

Si tu as peur de la foule
Mais supportes les gens
Si tes idéaux s’écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n’es qu’une pierre qui roule
Roule, mon enfant

{au Refrain}

Mon enfant

 

« Pourquoi moi, je suis moi ? »

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« Pourquoi moi, je suis moi ? » demande une enfant de six ans. Ravissement devant cette question…

Le philosophe Charles PÉPIN lui répond : « Je vais te répondre quelque chose de bizarre, mais je pense que toi tu n’es pas toi. Que c’est dangereux de penser qu’on est soi, comme si à l’intérieur de soi, il y avait un noyau évident, impossible à casser, avec une identité, qui ne bouge pas, qui serait fixe toute la vie. Je pense que toi, tu es traversée toute la vie par plein de personnes différentes, plein d’états différents et plein d’humeurs différentes. Et c’est cette richesse qui fait ta complexité. Et qui fait que tu es toi justement.

Maintenant, si tu es celle que tu es, c’est parce que tu es le résultat d’une histoire, notamment de celle de tes parents, de tes grands-parents, que tu as occupé une place dans le projet parental de tes parents, ou d’ailleurs de l’absence de projet parental, que tu as une place dans une fratrie, et qu’au fond, il y a plein de raisons qui t’échappent, qui font que toi tu es toi parce que tu es en grande partie le résultat d’une histoire que tu n’as pas choisie.

Maintenant, ce qui est important, c’est que de cette histoire dont tu hérites, il va te falloir te faire ton histoire. C’est-à-dire inventer ta liberté, inventer ta singularité, à partir de quelque chose que tu n’as pas choisi, et dont tu hérites.

C’est tout l’enjeu de la vie humaine, c’est de faire de l’héritage une liberté. Et ce que voulait dire Nietzsche, lorsqu’il disait « Deviens ce que tu es ! ». Il faut devenir quelqu’un et être capable de métamorphoser tout ce que l’on a reçu, qui nous détermine, en quelque chose que nous inventons, ou au moins à quoi nous disons oui.

La question est donc plutôt : comment devenir ce que tu souhaites devenir, comment devenir ce que tu as envie de devenir ? »

Voilà expliqué avec des mots simples par un philosophe (vive le décloisonnement en sciences humaines !) le fondement des histoires de vie, qui me guident dans mes accompagnements individuels et l’animation d’ateliers sur l’expression de son identité professionnelle.

Pour en savoir plus, me contacter.

Consulter ma proposition d’atelier : comment exprimer son identité professionnelle, animé avec le référentiel des histoires de vie.

Charles Pépin, agrégé de philosophie, diplômé de Sciences Po et d’HEC. Il enseigne la philosophie au lycée d’Etat de la légion d’honneur à Saint-Denis et anime les conférences « les lundis philo » du MK2 Hautefeuille de Paris. Site internet des Lundis Philo pour y participer.

 

Coups de coeur de l’été

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Pour se cultiver tout en bronzant sur la plage, je vous partage mes coups de coeur de l’été.

Tout d’abord, sur France Inter, à écouter en podcasts l’émission Le goût des nôtres par Laurent Delmas chaque samedi, de 10h à 11h : Famille je vous aime, famille je vous hais, famille vous êtes filmée ! La famille dans tous ses états au cinéma. Cela vaut le coup d’oreille, notamment pour les cinéphiles, avec de larges extraits que l’on se ravit de réentendre à chaque fois.

Tiré de l’épisode Au nom du fils !, je ne résiste pas au plaisir de vous proposer  Allo maman bobo, petit délice de paroles, chantées par Alain Souchon et Catherine Deneuve.

Toujours sur France Inter (décidément, j’aime leur programmation estivale), Ça va pas la tête ! par Ali Rebeihi. Chaque jour de la semaine, de 9h à 10h, moment de pause et de réflexion, sur soi, les autres, et le monde qui nous entoure. Par exemple : Comment les Grecs devinrent philosophes ? Comment se réconcilier avec son corps ? Pourquoi remettre ses rêves et ses désirs au lendemain ? La liberté nous rend elle forcément heureux ? Comment préserver sa pudeur dans un monde impudique … Enjoy !

On ne s’en lasse pas, à écouter sans modération, les Grands entretiens avec Jean-Pierre Vernant, spécialiste de la Grèce antique et professeur honoraire au Collège de France, qui nous fait partager sa passion de la culture classique. Avec notamment l’histoire d’Oedipe. Fils de Laïos, roi de Thèbes, et de Jocaste, Oedipe est éloigné du palais familial dès qu’un oracle apprend à ses parents qu’il tuera son père et épousera sa mère. Devenu adulte, Oedipe accomplit son destin…

Les grands entretiens : http://www.rts.ch/archives/dossiers/3478335-les-grands-entretiens-avec-jean-pierre-vernant.html.

Et enfin 25 livres à (re)découvrir pour nourrir sa culture de l’égalité femmes/hommes, par Marie Donzel, qui nous livre quelques conseils de lectures inspirantes pour cultiver les valeurs de l’égalité et du leadership équilibré.

Pourquoi devient-on fille ou garçon ?

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C’est la question posée par Serge Hefez dans Le nouvel ordre sexuel, 2012, Editions Kero.

Il a voulu expliquer ce que sont le sexe et le genre, comment ils se construisent et comment ils nous construisent, pour désamorcer les peurs et libérer l’enthousiasme.

Selon ce psychiatre et psychanalyste, responsable de l’unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (1), « le sexuel est préalable à la différence des sexes, voire à la différence des genres, et ce dont il est question en psychanalyse ne concerne pas le sexe de la biologie, mais le sexe d’une anatomie  fantasmatique, d’une représentation inconsciente du corps profondément marquée par l’histoire de chaque sujet. Il y a plus d’un siècle,  Freud a montré que si l’opposition masculin/féminin est la plus rebelle à la pensée, elle n’est ni purement biologique, ni purement sociologique, ni purement psychologique, mais un mélange curieux des trois. S’il n’y a que deux sexes, nous hébergeons une multitude de genres ! Le masculin et le féminin se prolongent dans une infinité de figures d’avantage qu’ils ne s’affrontent dans un système binaire d’oppositions. L’inconscient puise peu à peu dans chaque histoire singulière les matériaux de la construction ultérieure de la distinction de sexe. Dans chaque histoire, mais aussi dans le contexte historique et culturel dans lequel nous baignons. Nous nous trouvons complètement ficelés, contraints, contenus par une multitude d’injonctions, de prescriptions, de représentations, de projections, de règles héritées de notre environnement personnel, familial, social, culturel, religieux, qui nous dictent au plus intime de nous-mêmes comment modeler ce sexuel infantile infiniment fantaisiste. Au point que certains prennent parfois ce modelage pour de la « norme » ou même de la « nature ». »

Le mérite de la recherche de Serge Hefez est d’avoir tenté d’explorer « les fantômes, les transmissions, les héritages, qui transforment les questions autour du genre en bombes à retardement, et affolent nos capteurs, au point de nous priver de la clairvoyance et de la confiance nécessaires pour aborder sereinement nos révolutions. »

Psychanalyste, il rejoint le postulat des sociologues cliniciens qui affirment avec lui que savoir, comprendre d’où l’on vient, et ce qui travaille en nous, ce qui nous propulse et ce qui nous retient, ce qui empêche ou pas la transformation, quelle qu’elle soit, est indispensable pour rendre le changement possible.

Cet effort d’exploration de son identité, y compris son identité de genre, est gagnant, car il apporte la connaissance et le développement de soi, une libération intérieure, source de sérénité et d’acceptation des différences, les siennes et celles des autres. C’est un message d’espoir, et c’est la raison pour laquelle je vous conseille cet ouvrage, qui m’a personnellement bien éclairée.

(1) Serge Hefez est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La danse du couple (Hachette Littérature, 2002), Antimanuel de psychologie (Bréal, 2009), Scènes de la vie conjugale (Fayard, 2010). Lien vers son blog.

 

La fabrique des genres

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Françoise Héritier, anthropologue de la famille, professeure honoraire au Collège de France, n’a de cesse de nous rappeler que la culture s’impose à la nature (1). La neurobiologie selon elle « prouve que les mêmes aires cérébrales sont affectées également pour les deux sexes lorsqu’ils effectuent des activités identiques. Le poids du cerveau, la répartition droite/gauche des hémisphères et l’utilisation que chacun en fait n’a rien à voir avec des compétences sexuées. Ce sont la création et l’agencement, dus à l’apprentissage, de synapses particulières qui sont à l’origine des différences de compétences. »

Catherine Vidal, chef de laboratoire à l’Institut Pasteur et cofondatrice en 2010 du réseau international NeuroCulture-NeuroGendering, précise (1) : « aujourd’hui, nos connaissances sur la plasticité cérébrale permettent de dire qu’il est impossible de dissocier inné et acquis. Au cours du développement du cerveau, la fabrication de la matière cérébrale et le câblage entre les neurones ne peuvent se réaliser que si l’individu est en interaction avec son environnement. L’inné apporte la capacité de câblage entre les neurones ; l’acquis permet la réalisation effective de ce câblage. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau a permis de dévoiler le rôle majeur de l’apprentissage dans la construction cérébrale. La plasticité cérébrale permet de comprendre pourquoi tous les individus ont des cerveaux différents, quel que soit leur sexe. »

En décembre 2015, une étude publiée par Daphna Joel, de l’Ecole des sciences psychologiques de l’Université de Tel Aviv confirme : « les cerveaux humains ne peuvent être classés en deux catégories distinctes, mâle ou femelle » (Revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy fo Science, http://www.pnas.org).

Catherine Vidal nous met en garde contre le tout « neuro » et la dérive vers une « neuro-société » : « On tend de plus en plus à décrire les comportements en termes de circuits de neurones, à réduire l’être humain à un cerveau plutôt qu’à l’envisager en tant qu’être social s’inscrivant dans un environnement, une culture, une histoire. Nous disposons d’une accumulation de données démontrant que rien n’est inscrit dans le cerveau depuis la naissance. Rien n’est à jamais figé. Cette plasticité cérébrale sous-tend notre capacité de libre arbitre.  » Elle conclut en affirmant que ce sont les normes sociales qui forgent les différences indéniables entre hommes et femmes. On ne peut gommer des millénaires d’histoire. Mais l’essentiel est la diversité des cerveaux de tous les êtres humains, quel que soit leur sexe.

Mais si le genre est une assignation de l’esprit, comment se transmet-il ? Françoise Héritier répond : « Dès la naissance. Par leurs attitudes, leurs sollicitations, les parents encouragent les comportements qu’ils jugent appropriés au sexe de leur nourrisson, et l’enfant répond dans le sens souhaité, en intériorisant une conduite sexuée. A l’adolescence, face à un corps qui se transforme, se reformulent l’identité de genre, l’orientation sexuelle et la représentation que l’on se fait de ses capacités de séduction. Mais, une fois encore, cette entrée dans la vie sexuelle est influencée par les discours et les comportements de ceux qui entourent l’adolescent. Car ce sont les autres, leur regard et leur jugement qui nous façonnent et que nous façonnons. Nous avons toutefois la liberté de nous insurger contre les stéréotypes, et donc contre l’inégalité entre les sexes. Car si les différences fonctionnelles sont bien là, rien de biologique ne fonde l’inégalité entre les sexes. Celle-ci est construite exclusivement dans le monde des idées. Une chimère en somme, dont nous commençons seulement à nous libérer. »

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A ce propos, je vous encourage à lire et à offrir deux beaux livres et fort instructifs, La fabrique des filles (2010, réédité en 2014) et La fabrique des garçons (2015), réalisées par les Editions Textuel.

La fabrique des fillesl’éducation des filles de Jules Ferry à la pilule, a fait l’objet d’une conférence, avec l’auteure, Rebecca Rogers, enregistrée pour le réseau Toutes femmes toutes communiquantes de l’association Communication&Entreprise, en voici le podcast.

L’ouvrage est une réflexion historique sur l’éducation des filles, qui montre combien l’école est à la fois un vecteur d’émancipation féminine, mais aussi la gardienne du temple de la tradition, en perpétuant les stéréotypes.

Dans La fabrique des garçons (2015), l’auteure Anne-Marie Sohn, explique qu’il s’agit d’un travail au long cours sur la construction de la masculinité sur deux siècles. Pour elle, on ne naît pas homme, on le devient !

Réjouissant : la parution d’un autre ouvrage aux Editions Textuel, Mauvais Genre. Les travestis à travers un siècle de photographie amateur. Collection Sébastien Lifshitz. Textes de Christine Bard et Isabelle Bonnet. Avec un corpus exceptionnel de 200 images anonymes réunies par Sébastien Lifshitz, ce livre explore un siècle de travestissement (1880-1980) avec une réjouissante audace.

Mauvais Genre présente des hommes et des femmes revêtant les attributs vestimentaires du sexe opposé. Prises dans un studio photographique à la fin du XIXe siècle ou dans les coulisses des cabarets des années 30, dans l’intimité de la chambre ou sous le flash d’un appareil Polaroid, sagement posées ou complètement délurées, ces photographies constituent un corpus aussi insolite que précieux.

A écouter, une série de 4 émissions sur France culture : Masculins, est-ce ainsi que les hommes se vivent.

Références :

Françoise Héritier : pour ses travaux sur le fonctionnement des systèmes semi-complexes de parenté et d’alliance, cette anthropologue, spécialiste des questions touchant à la parenté, au mariage, à la famille, au rapport de sexe et de genre, s’est vue décerner en 1978 la médaille d’argent du CNRS au titre des Sciences humaines. En 1982, elle succède à Claude Lévi-Strauss au Collège de France (chaire d’Etude comparée des sociétés africaines) et à la direction du Laboratoire d’anthropologie sociale où elle enseignera jusqu’en 1998. Elle a été la deuxième femme à enseigner au Collège de France après Jacqueline de Romilly. Elle a publié (entre autres) : Masculin/Féminin I : la pensée de la différence (1996) ; Masculin/Féminin II : dissoudre la hiérarchie (2002) ; Le sel de la vie (2012).

Catherine Vidal est titulaire d’un doctorat d’Etat en Neurophysiologie. Elle a travaillé sur les mécanismes de la douleur, le rôle du cortex cérébral dans la mémoire, l’infection du cerveau par le virus du Sida, l’Alzheimer et la maladie de Creuzfeld-Jacob. Elle s’intéresse aux rapports entre science et société, concernant en particulier le déterminisme en biologie, le cerveau, le sexe. Jusqu’en 2006, elle a été membre du Comité Scientifique « Sciences et Citoyen » du CNRS. Aujourd’hui, elle est membre du Comité Scientifique de l’Institut Emilie du Châtelet, de l’Association « Femmes et Sciences », du Collectif « Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans ». Elle a notamment publié : Féminin/Masculin : mythes et idéologies (Belin, 2006) ; Hommes et femmes : avons-nous le même cerveau ? (Le Pommier, 2012).

Anne-Marie Sohn, professeur émérite d’Histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Lyon, est une spécialiste de l’histoire du genre, ainsi que de l’histoire de la vie privée et des jeunes. Elle a notamment publié « Sois un homme ! ». La construction de la masculinité au XIXème siècle (Seuil, 2009), Une histoire sans les hommes est-elle possible ? Genre et masculinités (ENS Éditions, 2013).

Rebecca Rogers est américaine. Elle vit en France depuis longtemps. Son regard sur l’histoire de l’éducation des filles en France est marqué par sa double culture. Son livre, Les bourgeoises au pensionnat, a gagné le prix de la History of Education Society en Angleterre pour le meilleur livre en histoire de l’éducation publié entre 2004 et 2007. En 2013, elle a publié en anglais une biographie de l’institutrice française qui a créé la première école pour jeunes filles musulmanes à Alger en 1845 : Story : A Frenchwoman’s Imperial Madame Luce, in 19th-century Algeria, Stanford, Stanford University Press. Ce livre a obtenu le prix Boucher en 2014 de la French Colonial History Society.

Sébastien Lifshitz est cinéaste, auteur notamment de : Les Invisibles (2012, César du meilleur film documentaire), Bambi (2013) et Les Vies de Thérèse (2016). Il est collectionneur de photographie amateur depuis une vingtaine d’années.

(1) Homme, femme… Les lois du genre, textes fondamentaux, numéro hors-série Le Point Références, 2013.

 

Coaching or not coaching

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Vous vous demandez peut-être ce qu’est le coaching ? Mot à la mode utilisé à tort et à travers, notamment par les médias et la publicité.

Voici une définition apportée par Pierre Angel et Patrick Amar (Que sais-je ? PUF, 2005) : « le coaching en milieu professionnel est un processus d’accompagnement d’une personne ou d’un groupe de personnes au travail avec pour objectif l’optimisation du potentiel des individus. L’intervention de coaching crée un espace où l’individu peut évacuer ce qui fait obstacle à son développement, exprimer son désir et ses aspirations, développer ses atouts, acquérir de nouvelles compétences et des savoirs, et mettre en oeuvre un plan d’amélioration de sa performance ».

Ce que le coaching n’est pas : du conseil, du mentoring, une thérapie ou une formation. Il est une coconstruction, une coélaboration entre coach et coaché, fondée sur la puissance de la relation intersubjective. Le postulat est que le coaché possède en lui les compétences et le potentiel pour trouver ses propres solutions. Le coach agit comme un catalyseur, un facilitateur de changement.

D’où vient ce mot ? Il proviendrait du français « coche » que des experts font dériver du hongrois kocsis ou du tchèque koczi. Ce terme désignait au XVIe siècle une imposante voiture tirée par des chevaux et destinée au transport de voyageurs. L’homme préposé à la conduite du coche portait tout naturellement le nom de « cocher ». Une autre catégorie avait déjà bien avant reçu l’appellation de cocher : le guerrier qui dans l’Antiquité se tenait debout aux côtés du prince et était chargé de diriger le char au cours de la bataille. Ces cochers civils ou militaires jouaient un rôle discret, mais essentiel : celui de conduire leurs passagers, de les emmener d’un point à un autre, de les accompagner, de leur faire passer des obstacles. Coachs avant l’heure… Au cours de l’histoire, le mot « coche » a franchi plusieurs frontières avant de faire souche en Amérique, où il a acquis au XXe siècle un sens inédit : celui d’entraineur, de préparateur, d’accompagnateur sportif. (Vincent Lenhardt, Dictionnaire des coachings, Dunod, 2007). D’ailleurs, comment dit-on « entraîner » en anglais ? To coach.

On peut décerner à Socrate le titre honorifique de père du coaching : celui qui lançait « connais-toi toi-même » au Ve siècle avant Jésus-Christ et fut le précurseur de la maïeutique, l’art d’accoucher les esprits : « Je crois qu’on ne peut mieux vivre qu’en cherchant à devenir meilleur, ni plus agréablement qu’en ayant la pleine conscience de son amélioration », professait le philosophe grec.

Aujourd’hui, comme hier outre-Atlantique, le coaching connaît une progression rapide parmi les dirigeants, les managers, et de plus en plus les cadres. Et comme l’histoire aime à se répéter, le coaching est en train de déborder du monde de l’entreprise pour s’étendre au domaine de la vie privée. On fait désormais appel à un coach pour réfléchir à ses choix de carrière, sa façon de travailler, de communiquer, de manager, ou encore … de s’habiller.

Vincent Lenhardt ajoute : « nombre de personnes ont désespérément besoin de retrouver du sens et de reconstruire du lien social. L’éminent psychologue Carl Rogers a considéré que personne ne peut apprendre quoi que ce soit à autrui, et l’on sait désormais que ce n’est jamais totalement l’accompagnateur d’un côté, ni le client coaché d’autre part, qui ont seuls la solution, mais que c’est dans l’intersubjectivité, dans la rencontre, que naît la solution. »

La demande des entreprises évolue : il est de plus en plus question de favoriser chez les coachés l’ouverture à la complexité, la prise en compte de la diversité, l’acquisition d’une plus grande maturité relationnelle (Reine-Marie Halbout, Savoir être coach, Eyrolles, 2009). Si le coaching se développe, c’est bien parce qu’il correspond à un besoin profond de trouver de nouveaux repères individuels et collectifs au sein des entreprises. Il comporte des atouts à la fois pour les collaborateurs amenés à prendre du recul, à bénéficier d’un temps pour eux, à se développer personnellement et professionnellement et pour les entreprises, confrontées à des défis essentiels (culturels, économiques et sociaux). Pour autant, la vigilance doit être de mise, afin que coachs et coachés ne se retrouvent pas instrumentalisés. Je conclurai en citant les propos de Valérie Brunel que je partage : « Penser le monde du travail comme dépendant d’abord de paramètres interpersonnels, c’est prendre le risque de transformer les conflits organisationnels en conflits inter ou intrapsychiques » (Les managers de l’âme : le développement personnel en entreprise, nouvelle pratique du pouvoir ? La Découverte, 2008″). L’antidote à l’instrumentalisation ? Pour le coach, la déontologie et la supervision ; pour le coaché, le contrat, qui le protège, ainsi que la confidentialité absolue des échanges.

Poursuivre par ma conception de l’accompagnement.

Pour en savoir plus sur la reconnaissance du titre de coach.

Questions fréquentes sur le coaching.

 

Leadership en mouvement et la série Game of Thrones

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Pour compléter l’article publié récemment, on retrouve dans la série Game of Thrones la notion de mouvement associé au leadership, au centre de l’atelier co-créé et co-animé avec Elodie Bergerault de Danaïade, que je propose dans mes domaines d’intervention.
Dans l’article Cinq leçons de leadership à tirer de la série Game of Thrones, on y lit ainsi qu’un leader doit, selon Yaël Gabision (Smartside), « savoir mettre les gens en mouvement. Il est magnanime, protecteur, reconnaissant, exemplaire… »
Le leader est donc non seulement en mouvement, mais il contribue aussi à mettre les autres en mouvement.
Les cinq leçons :
  1. S’adapter pour survivre
  2. Capitaliser sur ses forces… et sur ses faiblesses
  3. Susciter l’adhésion
  4. Gérer les luttes de pouvoir
  5. Surveiller sa réputation auprès de ses pairs

Dans le même registre, je vous recommande l’interview vidéo d’Edgard Grospiron, ancien champion de ski de bosses, aujourd’hui consultant en management pour les entreprises, sur le site horizon entrepreneurs.fr.

Pour lui, la motivation d’un entrepreneur ou d’un leader se cultive, « ce n’est pas un don du ciel, c’est une énergie qui s’entretient, qui se transmet, qui se reçoit. Le travail à faire pour entretenir cette motivation : avoir une vision qui a du sens, toujours renouvelée, avec une stratégie, et prendre du plaisir aussi, en se centrant avant tout sur ce que l’on sait faire de très bien. J’ai pu durer et réussir au plus haut niveau dans le ski en capitalisant sur ce que je savais faire le mieux. »
Qu’est-ce qu’un bon patron ? Pour Edgard Grospiron, c’est quelqu’un qui « sait créer un espace d’aventure et de conquête pour que chacun de ses collaborateurs y voit un lieu d’accomplissement. C’est ça le métier de dirigeant : c’est faire réussir ses équipes dans ses aspirations et ses résultats. Lorsque je suis arrivé dans le ski, je voulais gagner. Mes entraineurs m’ont fait prendre conscience que si je voulais gagner, il fallait que je grandisse, que je maîtrise mon art, que je prenne ma vie en mains, et des responsabilités. Et puis aussi que je sois heureux dans ce que je faisais. A partir de là, les résultats arrivent parce que les conditions ont été créées pour que les résultats arrivent ».