Réflexions philosophiques sur l’argent

Une femme plongée dans ses pensées, illuminée par une lumière douce, évoquant une ambiance de silence et d'introspection.
Très belle exposition au musée Jacquemart-André

J’ai eu la chance d’assister à une table ronde à l’invitation de l’association Finances et pédagogie, partenaire de l’association Philosophia, et d’écouter les philosophes Laurence Devillairs et Jean-Marc Mouillie répondre à ces questions : quelle est notre relation à l’argent ? Quel lien entre valeur et argent ? De quoi l’argent est-il la métaphore ? Pour eux, l’argent est un tabou devenu une force autonome. Face à la fin du progrès, les intervenants appellent à sauver les relations humaines de sa logique.

Morceaux choisis nous permettant d’entrer dans la compréhension progressive de leurs argumentations, qui nous emmènent loin du seul sujet matériel de l’argent, vers l’argent en tant que représentation – en mouvement – de notre société.

En introduction au débat, il est fait référence à Michael Sandel, auteur de l’ouvrage « L’argent peut-il tout acheter ? ». Oui, répond Michael Sandel : l’éducation, la santé, la sécurité, le gain de temps … Les parents monnayent même selon lui la lecture voire les révisions de leurs cours pour que leurs enfants apprennent. Cela en dit long sur la marchandisation actuelle de la société (Michael Sandel différencie économie de marché, qui régule efficacement, et société de marché où tout s’achète et se vend).

Laurence Devillairs : « L’argent est à la fois tabou et partout. Partout, parce qu’il circule en permanence. Tabou, parce que même notre représentation à l’argent est taboue. Ce qui l’est également en France : la richesse. Et je pense que cette dissociation entre les mots « richesse » et « riche » est liée au fait que nous sommes arrivés au bout de notre croyance dans le progrès. Jusqu’à présent, la conception de l’argent était liée au progrès, car l’argent pouvait amener des richesses et donc du progrès, il y avait une forme de légitimation de gagner de l’argent.

Comme philosophe, j’aurais tendance à tenir un discours assurant qu’il y a plein de choses que l’argent ne peut pas acheter. Par exemple, la grâce. Au 17e siècle, il y eut débat dans les salons. Les uns soutenant que la grâce divine venait récompenser une action ou un comportement, un peu comme un salaire, et elle pouvait donc s’acheter. Les autres, que non, la grâce ne doit s’appuyer sur rien.

Autre exemple, le bonheur. Aristote a dit : « l’argent ne fait pas le bonheur. » Mais il ajoute : « être heureux quand on n’a pas de famille, quand on est disgracié par la nature, quand les amis ne sont pas fiables et qu’on n’a pas d’argent, c’est beaucoup plus difficile. » Le bonheur se heurte donc au réel. Et l’argent, c’est de la valeur ! On utilise le mot « valeurs » dans le domaine financier. De quoi s’agit-il ? Des choses qu’on cote, qu’on décote, qu’on valorise ou qu’on dévalorise. Donc on y met un prix. C’est la raison pour laquelle je préfère parler de « principe » plutôt que de « valeur » lorsque je veux évoquer un discours ou une mission ou un sens donné à une entreprise ou un individu.

Je crois que l’argent naît d’un besoin anthropologique, métaphysique ou philosophique, un besoin profond ou essentiel, de mettre le prix aux choses, d’évaluer. J’ajouterais que l’argent donne accès au réel. Tout en étant symbolique. C’est son tour de force. Ce qui est intéressant, c’est que l’argent, comme la morale, requiert une preuve, c’est-à-dire me demande de m’interroger sur la relation que j’ai à l’argent. La relation, y compris celle que nous avons à l’argent, échappe à l’argent. Parce que c’est un choix. Et le choix, c’est quoi ? C’est la liberté.

Ce que je proposerais en conclusion : plutôt que de se demander ce que l’argent achète ou n’achète pas, il faudrait se demander ce qu’on peut sauver. Et la question du salut, ce n’est pas la question de l’achat, ni même du rachat. »

Les intervenants ont montré comment la société contemporaine étend progressivement la logique marchande à des sphères autrefois préservées (lieux de cultes, temples, institutions…), jusqu’à faire de l’argent une forme de nouveau sacré (cf. Jean-Marc Mouillie). Dans ce mouvement, l’argent ne se contente plus de faciliter les échanges : il devient aussi un instrument de pouvoir, capable d’orienter les décisions, de hiérarchiser les voix et de redéfinir les rapports de domination, souvent de manière invisible.

Là où dominaient la gratuité, le don ou la transmission, s’imposent désormais des logiques de calcul, d’incitation ou de performance. Cette évolution n’est pas anodine : elle transforme en profondeur notre rapport aux autres comme à nous-mêmes, et brouille la distinction entre ce qui relève de l’échange économique et ce qui appartient à la relation humaine.

Cette difficulté à penser l’argent s’inscrit dans une histoire longue que les intervenants ont citée. Freud mettait en lumière son ancrage dans des logiques archaïques de rétention et de contrôle ; Pascal dénonçait sa capacité à détourner l’homme de l’essentiel par le divertissement et l’illusion ; Kant rappelait le danger moral d’un usage de l’argent qui réduit les personnes à de simples moyens ; Keynes, enfin, voyait dans l’obsession de l’accumulation une pathologie transitoire, appelée à disparaître une fois les besoins fondamentaux satisfaits. Cette traversée trouvait un point culminant dans la figure de “la vente du Christ” par Judas pour quelques pièces (cf. Jean-Marc Mouillie) où l’argent devient le prix de la trahison et révèle sa puissance de corruption du lien, de la confiance et du sacré. Loin d’être un simple outil économique, l’argent apparaît ainsi comme un révélateur de nos rapports au désir, à la valeur et à la morale.

De cette analyse s’est dégagée une idée centrale : l’enjeu n’est pas l’argent en lui-même, mais la relation que chacun entretient avec lui. Cette relation est singulière et engage une responsabilité personnelle qui ne peut être entièrement normée ni déléguée. Comme en matière éthique, elle appelle discernement et choix.

L’étude du tableau Le changeur et sa femme de Quentin Metsys est venue illustrer cette tension de manière saisissante. L’argent y capte le regard, détourne l’attention, y compris en présence du sacré. Il occupe l’espace intérieur et oriente silencieusement les priorités. La question devient alors moins économique que spirituelle au sens large : qu’est-ce qui mérite véritablement notre attention ?

La conférence s’est conclue sur une note d’ouverture et d’espérance, notamment à travers l’exemple de Babette’s Feast. Lorsque l’argent est mis au service du lien, du partage et de la réparation d’une communauté, il cesse d’être une fin pour redevenir un moyen (cf. Laurence Devillairs). Ce qui est donné n’est plus un équivalent monétaire, mais une expérience commune, un geste de générosité, une relation restaurée.

En invitant à distinguer ce que l’argent peut mesurer de ce qu’il ne doit jamais réduire à un prix, cette conférence a proposé bien plus qu’une réflexion économique : une invitation à une vigilance intérieure. Dans un monde où l’argent tend à s’ériger en valeur ultime, elle a rappelé que la véritable richesse se joue peut-être ailleurs, dans la qualité des relations, l’attention à ce qui ne s’achète pas, et la liberté de ne pas tout soumettre à la logique marchande.

Merci encore à l’équipe de Finances & pédagogie et à l’association Philosophia de nous avoir permis cette prise de recul salutaire.

Pour aller plus loin : https://nathalieprevostconseil.com/2017/04/30/ce-que-largent-dit-de-nous/

#Episode 24 Podcast avec Ronith Cohen

Suite de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Portrait de Ronith Cohen, souriante, portant une chemise noire et des bijoux, avec les cheveux lâchés, se tenant devant un fond neutre.

Il est des hasards parfois qui nous laissent rêveurs… Ronith Cohen, lorsqu’elle se présente à nous, explique qu’elle a dû se réinventer à un moment de sa vie où ses repères professionnels ont vacillé. Impressionnant rebond ! Création du média sexy des femmes de plus de 45 ans, Konenki, proposition de marches sportives qui musclent jambes et têtes, animation de conférences inspirantes (c’est ainsi que l’on s’est rencontré), et toujours la narration comme socle. Ronith continue d’écrire, en tant que productrice, réalisatrice, scénariste, tout en ajoutant une nouvelle corde à son arc, celle de femme accompagnant d’autres femmes à trouver leur voie. Elle engage les femmes à écrire leur propre script, et pas celui écrit par d’autres. Le lien entre production de contenus et coaching selon Ronith (question que je me suis aussi posée) : devenir le propre enquêteur de soi, aller à la recherche de son identité, faire émerger des récits qui libèrent, se donner la permission d’être le premier rôle de sa vie. Bonne écoute stimulante et joyeuse avec Ronith !

Monologue contre l’identité : « Il n’y a pas de Ajar »

Très belle exposition Pastels au musée d’Orsay avril 2023

J’aimerais m’attarder sur ce court essai de Delphine Horvilleur au sujet de Romain Gary, point commun avec Nancy Houston, que je cite régulièrement sur mon site. Romain Gary (déjà pseudo de Roman Kacew), avec cet autre pseudo Emile Ajar, publie ainsi incognito, et devient lauréat de deux Prix Goncourt, sous deux noms différents, alors que le règlement l’interdit : Les racines du ciel en 1956 et La vie devant soi en 1975. Au-delà de ce canular, cette double identité, enjeu de reconnaissance et de renaissance, fut-elle un piège ?

Les passionnés de Romain Gary auraient en eux une profonde mélancolie, très exactement proportionnelle à leur passion de vivre : « une volonté farouche de redonner à la vie la puissance des promesses qu’elle a faites un jour, et qu’elle peine à tenir » (page 12). « L’oeuvre de Gary/Ajar est le livre de chevet des gens qui ne sont pas prêts à se résoudre ni au rétrécissement de l’existence, ni à celui du langage, mais qui croient qu’il est donné de réinventer l’un comme l’autre ».

Delphine Horvilleur nous propose avec Il n’y a pas de Ajar (Editions Grasset, 2022), une réflexion sur l’obsession identitaire mortifère de notre temps et je suis tentée de lui donner la parole, dans un souci d’honnêteté intellectuelle, moi qui m’interroge sur la notion d’identité depuis longtemps. Sa voix apporte une richesse précieuse au débat, je vous en laisse juge à la lecture de cet article.

« Autour de nous – tendez l’oreille – hurlent de toute part des voix qui affirment que pour être authentiques, il faudrait être entièrement définis par notre naissance, notre sexe, notre couleur de peau ou notre religion (page 15). Cette identité transmise par des générations passées nous empêcherait d’être autre chose que ce que notre naissance a dit de nous. Je pense encore et toujours à Romain Gary, et à tout ce que son oeuvre a tenté de torpiller, en choisissant constamment de dire qu’il est permis et salutaire de ne pas se laisser définir par son nom ou sa naissance. Permis et salutaire de se glisser dans la peau d’un autre qui n’a rien à voir avec nous. Permis et salutaire de juger un homme pour ce qu’il fait et non pour ce dont il hérite. D’exiger pour l’autre une égalité, non pas parce qu’il est comme nous, mais précisément parce qu’il n’est pas comme nous, et que son étrangeté nous oblige (page 18). Nous sommes pour toujours les enfants de nos parents, des mondes qu’ils ont construits et des univers détruits qu’ils ont pleuré, des deuils qu’ils ont eu à faire et des espoirs qu’ils ont placés dans les noms qu’ils nous ont donnés. Mais nous sommes aussi, et pour toujours, les enfants des livres que nous avons lus, les fils et les filles des textes qui nous ont construits, de leurs mots et de leurs silences » (page 31).

Je vous invite à lire ce monologue d’un homme étrange qui se dit le fils d’Emile Ajar, hommage à nos filiations littéraires. C’est le message d’un homme qui sait combien les fictions nous façonnent, ce que j’ai déjà eu l’occasion de partager sur ce site au travers des histoires de vie notamment.

Je souscris tellement à ses derniers propos sur les textes qui m’ont façonnée : je pense notamment, sans exhaustivité ou chronologie aucune à des auteurs ou autrices qui ont compté pour moi, comme en premier lieu Nancy Houston, mais aussi Hannah Arendt, Robert et Elisabeth Badinter, Primo Levi, Marguerite Duras, Robert Anthelme, Jorge Semprun, Ernest Hemingway, Julie Otsuka, Abnousse Shalmani, Emmanuel Carrère, Jim Harrison, Andreï Makine, Amine Maalouf, Carson McCullers, Tobie Nathan, Boris Cyrulnik, Philippe Sands, Joseph Boyden, Delphine de Vigan, Alice Ferney, Javier Cercas, Sofi Oksanen, Tahar Ben Jelloun, Camille Kouchner, Vanessa Springora, Margaret Atwood …

Constance Debré, autrice d’Offenses, son dernier livre paru aux Editions Flammarion, 2023, ne répond pas autre chose à la question de Nathalie Crom dans Télérama (n°3811 du 25 janvier 2023) : « se définir en tant que ceci ou cela n’est vraiment pas mon approche des choses. Parce que ce n’est pas ce qu’il y a de plus vrai dans la réalité de l’expérience humaine. Parce que l’obsession de l’identité est un oubli de l’autre. Je ne dis pas que l’on est tous pareils, et encore moins tous égaux, mais si on peut se parler, si on peut écrire des livres et être lu, si on peut essayer de faire société, c’est qu’il existe quelque chose de commun et d’universel. Ce truc universel, c’est un mélange de sentiments de solitude, de douleur, de violence, d’amour … bien plus passionnant que les identités. C’est quoi pour vous la vie ? C’est une question que j’adore ! »

En conclusion, je me sens proche de cette maxime de Jean-Paul Sartre que j’ai reprise dans ma brochure de présentation : « La liberté de l’individu est ce qu’il fait de ce que l’on a fait de lui ». L’idée de liberté et de bricolage identitaire me séduit et ouvre un champ à chacun et chacune d’entre nous dans sa construction et son développement tout au long de la vie, rien n’est figé, tout peut évoluer.

« L’humour est une affirmation de supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive » Romain Gary

Etonnante coïncidence, avec dans ce documentaire intitulé Les identités de Mona Ozouf, l’historienne et philosophe nous donne sa définition de l’identité, sur la ligne de crête, entre fidélité, déterminisme, héritage d’une part et liberté, émancipation, affranchissement d’autre part. A écouter à partir de 38mn58, extraits : « Selon les contextes, on est tenté par l’une ou l’autre des approches, et c’est mon cas. Je n’ai cessé d’osciller entre les deux. Nous sommes tous faits d’appartenances multiples, qui commencent dès la carte d’identité, mais sont liées aussi à des opinions, rencontres, amitiés, à notre histoire en somme … que l’on ne peut réduire à une identité essentialisée. Au cours d’une vie, nous procédons constamment à des arbitrages entre des fidélités contradictoires. C’est la liberté qui nous reste, jouer entre nos appartenances. Nous pouvons les composer. C’est pourquoi j’ai appelé mon livre Composition française. Bref, cette identité que j’ai cherché à enfermer dans une définition est introuvable. Il y a toujours quelque chose de violent dans la définition de l’identité. Au lieu de nous demander sans arrêt qui nous sommes, demandons-nous plutôt qui est l’autre. L’identité est réflexive, elle se nourrit de la mémoire et de la conscience de soi. »

#Episode 8 podcast Anne-Charlotte Vuccino

8ème épisode de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Ancienne consultante en stratégie, diplômée d’HEC, Anne-Charlotte Vuccino a créé une nouvelle méthode inspirée du Yoga, qu’elle a découvert à la suite d’un grave accident de la route. Convaincue que le Yoga avait changé sa vie, Anne-Charlotte a abandonné le salariat pour devenir entrepreneure en 2015. Elle nous raconte son chemin pour se rééduquer grâce au Yoga, la force, le courage et l’optimisme qui lui ont permis de créer la première startup de Yoga corporate : Yogist-Bien au Bureau. Après la publication de son premier ouvrage Comme un Yogist en 2016, Solar Editions, Anne-Charlotte nous annonce la sortie du deuxième pour septembre. A découvrir également le chatbot Yogist à essayer gratuitement chez soi ou au bureau.

#Episode 3 podcast Catherine Thibaux

3ème épisode de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Catherine témoigne avec simplicité, profondeur et l’exigence qui la caractérise de son cheminement professionnel jusqu’à l’écriture et la publication du livre Les clefs d’un mentoring réussi, pour progresser dans sa vie professionnelle, aux Editions StudyramaPro que je vous recommande vivement. Après avoir écouté Catherine, vous aurez une idée plus précise de ce qu’est (ou n’est pas) le mentoring et des bienfaits qu’il peut apporter au mentoré et au mentor.

#Episode 2 podcast Elisabeth Salesse

Nouvel épisode dans la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Elisabeth revient sur sa découverte du goût des contes, grâce à son père et sa grand-mère. Contes qui ravissent enfants et adultes, lorsqu’ils ont la chance de l’entendre, avec sa voix chaleureuse, ses yeux rieurs et son énergie communicative. Entre vie professionnelle, théâtre, improvision, clown, conte, elle a tracé son chemin de découverte de soi, qu’elle nous partage ici avec générosité. Conte et histoire de vie, il était indispensable de comprendre le lien à travers le témoignage d’Elisabeth.