Bilan de compétences et créativité

Soleils, 1919, Atelier Martine, Anciens établissements Desfossé & Karth, Musée des Arts décoratifs de Paris

En lisant l’excellent livre sur la créativité de Catherine Champeyrol (Editions Ellipses, 2025), que je vous recommande vivement – surtout si vous pensez que la créativité, c’est uniquement l’imagination et la génération de nouvelles idées ! – je me suis aperçue que son analyse et ses conseils pouvaient bénéficier au bilan de compétences que je pratique avec le cabinet Compétences & métiers.

Frédéric Héritier, contributeur dans son ouvrage (page 39), explique ainsi qu’un projet doit s’adapter à trois contraintes créatives : le temps (il faut s’adapter à la durée établie, la contrainte de temps ne doit pas être ressentie comme un frein, elle n’est gage ni de réussite, ni d’échec), les moyens (ils sont moteurs, ils actionnent, ils rendent possibles la mise en oeuvre, le manque de moyens peut être source de créativité), et le contexte (clarifier les objectifs, le contexte, à qui je m’adresse, dans quel cadre nourrir la réflexion et l’analyse, donc une stratégie de mise en oeuvre).

« Choisir un contexte, c’est choisir un endroit de rendez-vous. Dans la mémoire, il est la clef de ce qui va se passer, de l’expérience à vivre » (page 41).

Des parallèles existent avec le bilan de compétences :

  • Le cadre posé par le bilan de compétences (une durée, un nombre de séances, un coût, un processus à respecter, des outils à disposition) peut être source de créativité si la relation de confiance entre l’accompagnant et l’accompagné est au rendez-vous.
  • J’ai coutume de proposer l’analyse d’un projet professionnel au prisme de trois critères : l’intention (le sens), la faisabilité (les moyens), la désirabilité (en ai-je vraiment envie ?).
  • Les artistes prennent parfois des notes dans des carnets en reliant leurs idées aux ressources dont ils disposent pour les réaliser le moment venu ; De la même façon, j’aime conseiller aux personnes que j’accompagne de noter toutes les idées, impressions, ressentis vécus au fil du bilan de compétences afin de garder une trace, et quand elles sont prêtes, parfois des mois, voire des années plus tard, elles les mettent en oeuvre.

Catherine Champeyrol propose une démarche accessible qui lui est propre, s’appuyant sur sa riche expérience de consultante, la Roue de la Créativité Opérationnelle, composée de cinq éléments, cinq points de repère lisibles et fonctionnant en synergie simultanée sur une double approche : approche par compétences (qui composent la créativité) et approche par processus (définir les étapes du processus de créativité) : M – C – I – E – R (merci !)

  • M / Au centre, la motivation, qui engage l’énergie. Sans elle, rien ne bouge. Qu’elle soit intrinsèque (accomplissement de soi) ou extrinsèque (dépendant du regard d’autrui, d’une récompense extérieure), elle est le carburant du moteur de la créativité. C’est parfaitement identique au bilan de compétences. Sans motivation, pas de travail sur soi, ses compétences, ses forces et talents, pour comprendre ce qui peut bloquer, pour prendre confiance dans ses capacités, discerner des ressources nouvelles, s’ouvrir à des opportunités, bâtir un argumentaire pour défendre son nouveau projet professionnel. La motivation peut fluctuer au cours d’un bilan, il y a des hauts et des bas. Certaines personnes connaissent bien leurs sources de motivation et vont puiser en elles lorsqu’elles ressentent une baisse d’énergie. D’autres ont besoin de les découvrir : un coaching ou un bilan de compétences permettent d’en cerner la spécificité. Quoi qu’il en soit, elle doit s’entretenir dans la durée, comme les sportifs le pratiquent (avec des préparateurs mentaux par exemple), ou les artistes qui se créent des rituels pour remobiliser leur énergie, focaliser l’attention ou affûter les perceptions.
  • C / Clarifier, c’est capital. Pour canaliser l’énergie et faciliter la mise en oeuvre, il est nécessaire de définir clairement ce qui est en jeu (l’intention), en formulant le cadre de l’effort à fournir, les objectifs, en identifiant les contraintes à respecter, et en analysant le contexte avant de se lancer. Il existe un outil de questionnement qui aide à clarifier, connu sous l’acronyme QQCCOQP trouvant ses origines dans la pensée d’Aristote : Comment (décrire la situation) – Quoi (qu’est-ce qui est au centre de la préoccupation) – Qui (est concerné) – Combien (temps, budget) – Où (lieu, place) – Quand (horizon de temps) – Pourquoi (l’intention, convictions). En bilan, cet outil de questionnement peut être très utile pour poser les faits au début, et en fin pour mesurer si les objectifs ont été atteints.
  • I / Imaginer, la ressource effervescente. Catherine Champeyrol démontre très bien dans son ouvrage que l’imagination n’égale pas la créativité. Lorsqu’elle décrit les freins à la créativité, j’y retrouve les freins au travail en bilan de compétences : la résistance au changement et l’inconfort à modifier ses perspectives, la censure et l’auto-censure, le syndrome du bon élève, la peur du jugement des autres, le flou sur les objectifs à atteindre, ne pas se sentir original, cloisonner ou au contraire mélanger vie pro et vie perso, ne pas prendre en compte la contrainte du temps, des objectifs non réalistes par rapport au marché du travail, la difficulté à trouver des moments à soi pour dégager une disponibilité mentale nécessaire à la réflexion, le manque d’accès à des ressources innovantes ou un environnement castrateur et jugeant.
  • E / Elaborer, l’assemblage percutant. C’est la phase de tri entre les idées, pistes, scenarii élaborés dans la phase précédente. Aucune idée, aussi géniale soit-elle, ne résiste à un développement bâclé. En bilan, c’est le moment de la recherche d’informations, d’interviews ou d’études de secteurs et métiers pour passer du rêve à l’action, et s’assurer que son projet est viable, en fonction des contraintes que l’on s’est posées et des témoignages de professionnels qui acceptent de partager leur expérience. De plus en plus de personnes en bilan de compétences font des stages découvertes (vis ma vie) pour aller plus loin encore, et c’est une très bonne option pour chasser les fantasmes que l’on pourrait avoir sur certains métiers.
  • R / Réaliser, dans la vie en vrai. En agissant dans le réel, la créativité le transforme. C’est le moment du choix et de la décision après analyse des différentes options avant de se lancer. (pages 53 à 63)

Les compétences à développer pour stimuler sa créativité en bilan de compétences :

L’aptitude est une prédisposition, une capacité potentielle, alors que la compétence est une capacité éprouvée, qui peut s’acquérir par l’apprentissage théorique et pratique sur le terrain. Les aptitudes favorisent l’acquisition de compétences, tandis que les compétences permettent d’exprimer et d’exploiter pleinement les aptitudes. Les aptitudes physiques et sensorielles sont des atouts pour la créativité, tout comme les aptitudes relationnelles, le repérage dans le temps et l’espace, ou l’aptitude à l’abstraction et le raisonnement conceptuel.

Le don est associé à une aptitude innée. En contrepoint, le travail, lui, se présente comme un effort, un apprentissage méritant. A la conjonction du don et du travail, le talent est le fruit d’un apprentissage qui cultive un don initial : nous développons nos talents en nous formant, en nous entrainant. (page 99)

Couramment, les compétences-clé associées à la créativité sont aussi très utiles dans le bilan de compétences :

  • La curiosité, avec le besoin d’explorer, de questionner
  • La fluidité qui génère des idées
  • La flexibilité qui permet de s’adapter
  • L’apprentissage continu avec le goût du développement des connaissances
  • La congruence, cette cohérence interne qui harmonise les pensées, les émotions et l’action
  • La persévérance, cette mobilisation qui dure dans le temps

Nous disposons tous et toutes d’aptitudes qui peuvent se renforcer, se canaliser, et venir nourrir l’expression de notre créativité (page 101).

Enfin, il est nécessaire en créativité tout comme en bilan de compétences de bien se connaître : des outils existent pour identifier son profil, sa personnalité, ses comportements, sa posture face au changement. Cela aide à déterminer en fonction de ses valeurs, ses talents, ses savoirs et connaissances (savoir-être et savoir-faire), ses motivations, ses préférences, quels sont les univers ou métiers qui nous correspondent le mieux pour engager une reconversion professionnelle, si tel est le projet. Chaque cabinet, chaque accompagnant propose les siens, mais on peut citer en vrac et la liste est loin d’être exhaustive : Riasec, les ancres de carrière, 16personalities, DISC, Lumina, Process com model, MBTI, Talents DeSI, et autres tests

Toutes les émotions sont potentiellement des moteurs d’inspiration. En façonnant les émotions qui nous bouleversent, et en bouleversant les certitudes qui nous façonnent, la créativité nous remet toujours en mouvement, elle provoque de nouvelles réponses émotionnelles. Il y a véritablement une relation circulaire entre émotions et créativité (page 94). En bilan de compétences, les émotions sont accueillies, écoutées, travaillées si elles sont en lien avec le bilan et son vécu, avec parfois une prise de recul nécessaire pour amener le bilan à son terme dans de bonnes conditions.

Je terminerai cet article en mettant en lumière l’intense satisfaction que procure la surprise, seule émotion neutre (page 150, contribution de Nathalie Fleck dans l’ouvrage de Catherine Champeyrol), que l’on peut ressentir pendant un bilan de compétences. Surprise de se découvrir, surprise des émotions ressenties, surprise des rencontres qu’il stimule, surprise de la conclusion du bilan, surprise des décisions qu’il peut engendrer …

Me contacter pour en savoir plus sur ma philosophie d’accompagnement.

#Episode 18 podcast avec Colette Tostivint

Suite de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Rencontre avec Colette Tostivint, slasheuse comme elle se définit elle-même, à la fois agente d’artistes, experte en identité numérique, co-fondatrice de l’association Eklore, et révélatrice de talents. Sa promesse : « s’inspirer du réel, pour inspirer le réel ». Citoyenne du monde, habitant au Népal, son énergie est communicative et son audace encourage les femmes qui l’écoutent.

L’intraprenariat : l’animer grâce au codéveloppement

Comme je vous l’ai expliqué dans mon article sur le codéveloppement, j’ai commencé à le mettre en oeuvre de façon très concrète en animant comme facilitatrice un groupe d’intrapreneurs en entreprise, bénéficiant d’un programme de soutien pour le développement de leurs projets innovants.

De quoi s’agit-il ? Voici la définition de l’intraprenariat proposée par Sabrina Murphy, ex-créatrice de l’incubateur d’intrapreneurs de BNP Paribas, aujourd’hui CEO d’in’Possible : il s’agit « d’entreprendre à l’intérieur d’une entreprise, de porter un projet innovant avec les moyens mis à disposition par l’entreprise ».

Selon elle, les bénéfices sont :

  • Humains tout d’abord, avec des salariés plus engagés, plus motivés, qui ont plus de plaisir à travailler, et « contaminent » leurs collègues qui ne sont pas intrapreneurs comme eux, en distillant un esprit entreprenarial dans leur entreprise
  • Réels aussi pour l’organisation qui accroît sa capacité d’innovation et améliore le fonctionnement des relations au travail, plus fluides et plus transversales.

J’ai demandé à Géraldine Caron de nous apporter son éclairage sur l’intraprenariat : « Après 15 ans d’expérience bancaire, je suis devenue intrapreneure, puis j’ai décidé de me lancer en tant que consultante en accompagnant les entreprises dans la mise en place de l’intrapreneuriat et les intrapreneurs eux mêmes, dans l’activation de leurs talents.

Outre le développement de nouveaux business innovants, l’intrapreneuriat bénéficie aussi d’avantages en termes RH ainsi qu’en termes de transformation organisationnelle. J’apporte des solutions adaptées aux besoins des entreprises en termes de développement (innovation, transformation des organisations, développement business) et RH (conquête et gestion des talents/HP, mobilité interne,  formation, engagement, adaptation aux millennials et enjeux intergénérationnels) à travers : un cadrage de dispositif intrapreneurial complet et personnalisé à la maturité et en lien avec l’écosystème sur ce marché ; un accompagnement pour les intrapreneurs afin de concrétiser leur projet par des méthodes et outils issus de l’univers startup  (Design Thinking, Business Model Canvas…)  ; un coaching pour les intrapreneurs afin de révéler leurs talents par des outils de développement personnel ; un accompagnement pour les RH afin d’en faire un réel levier de marque employeur, de valorisation des compétences et de fidélisation des talents.

Mon objectif est de faire de l’intrapreneuriat un outil de développement gagnant/gagnant pour le collaborateur et l’entreprise en luttant contre « l’intrablues » comme je l’ai nommé dans mon article https://www.linkedin.com/pulse/comment-gérer-la-mobilité-interne-des-intrapreneurs-et-caron/« 

Contact :  geraldine.caron2705@gmail.com

Et vous pouvez découvrir le podcast dans lequel Géraldine revient sur son parcours, qui l’a amenée à se spécialiser dans la mise en place et l’accompagnement de dispositifs d’intraprenariat.

Pour aller plus loin :

  • Livre blanc de l’intraprenariat.
  • Café économique « Demain, tous intrapreneurs ? » : démarche initiée par la Direction générale des entreprises (mise en place d’un open lab intrapreneuriat au Bercy Lab, lab d’innovation des ministères économiques et financiers).

Télécharger la fiche de présentation sur le codéveloppement.

Lire les commentaires d’intrapreneurs après plusieurs séances de codéveloppement que j’ai animées avec eux.

Codéveloppement : « de vrais gens qui se parlent de vraies choses »

Si vous vous dites : « il y a trop de silos dans cette entreprise ; comment embarquer les managers dans la transformation du groupe ; je me sens isolé, j’aimerais partager avec d’autres chefs d’entreprise ; je n’arrive pas à motiver mon équipe autour de ce projet ; on ne se parle pas assez entre experts métier ; je me sens mal dans mon travail en ce moment, j’aimerais partager avec d’autres, cela m’aidera à surmonter. »

Alors le codéveloppement est peut-être pour vous.

Beaucoup en parlent sans forcément savoir de quoi il s’agit précisément, c’est presque devenu une appellation générique (comme le frigo pour l’objet réfrigérateur) désignant un processus collaboratif ou créatif.

Le pouvoir du collectif n’est plus à démontrer et les ouvrages de management l’abordent largement depuis des années.

En 2004, l’économiste américain James Surowiecki affirmait : « lorsqu’un groupe de personnes se réunit, les biais s’annulent et les savoirs s’accumulent, augmentant les chances que le groupe soit plus intelligent que ses parties (même les plus brillantes) parfois jusqu’à 90 % ».

Selon lui, cela repose notamment sur deux leviers :

1- Une réelle diversité des personnes et des points de vue

2- L’indépendance des acteurs, c’est-à-dire la capacité donnée à chacun d’exprimer son (réel) point de vue sans ressentir de pression à se conformer ni risquer d’être jugé. Avec pour règle, l’écoute du point de vue de l’autre – et la capacité de savoir lire et prendre en compte ce que les autres pensent – comme condition d’un échange constructif et de décisions performantes

En matière de formation, Charles Jennings promeut le modèle 70-20-10, basé sur les principes suivants :

  • 70 % des apprentissages sont effectués grâce à l’expérience directe des collaborateurs
  • 20 % des apprentissages prennent place durant les échanges et feedbacks entre eux
  • 10 % des apprentissages sont effectivement réalisés en contexte de formation formelle

Soit près de 90 % des apprentissages qui seraient purement informels, une bonne raison pour revoir les modèles d’apprentissage.

Qu’est-ce donc que le codéveloppement ?

Le codéveloppement professionnel est une approche de formation-action qui mise sur le groupe et sur les interactions entre les participants pour favoriser l’atteinte de l’objectif fondamental : améliorer sa pratique professionnelle. Il part de l’action, du terrain, de situations réelles, de l’expérience de pairs qui acceptent de s’entraider – en parité -, de se réunir pour apprendre à progresser ensemble, y compris en apprenant de leurs erreurs.

Un client présente au groupe un problème, ou une préoccupation ou un projet (les 3 P) sur un sujet sur lequel il veut voir plus clair, et / ou mieux agir. Les autres participants sont consultants, leur rôle est d’apporter une aide utile au client dans la situation qu’il a apportée.

Le but de la consultation ne consiste pas à résoudre le problème du client, mais à l’aider à mieux comprendre et à mieux agir, à l’aider à apprendre à partir de ce qu’il expose et vit.

Les consultants participent à la réflexion qu’un collaborateur/client mène sur sa pratique et tous en tirent profit.

On peut donc dire que la mission du facilitateur est de réussir à créer une communauté d’apprentissage.

A quels besoins ou objectifs répond le codéveloppement :

  • développer sa pratique professionnelle, un management responsabilisant, une culture de l’innovation, la coopération ou la cohésion
  • retrouver un climat porteur ou une dynamique de changement
  • faire évoluer les comportements vers plus d’écoute, d’ouverture, d’entraide, de confiance, de responsabilité

En résumé, le codéveloppement est bien plus qu’une méthode de résolution de problème, c’est une méthode de développement professionnel (pour en savoir plus sur le codéveloppement.)

J’ai eu l’opportunité d’être facilitatrice en codéveloppement d’un groupe d’intrapreneurs bénéficiant d’un programme d’accompagnement de leurs projets innovants.

Les verbatims des participants parlent d’eux-mêmes sur les apprentissages réalisés :

« j’ai gagné en confiance ; j’ai appris à mieux me connaître ; j’ai découvert le sens de la cohésion d’équipe ; j’ai pu partager et me sentir moins seul ; c’est une belle aventure pour moi, je suis sortie des sentiers battus, j’ai compris quel était mon chemin, avec le soutien des autres ; on s’est entraidé en cadrant notre projet ensemble ; j’ai pris plus de risques, j’ai été à l’origine de plus d’initiatives, je me suis auto-motivé ; j’ai pris ma place dans le collectif ; la liberté de parole a été rendue possible par le cadre posé, en confiance ; j’ai osé présenter mon projet à l’extérieur alors que j’y étais opposée avant : les consultants du groupe m’ont permis d’en comprendre l’importance pour avancer dans mon projet, ça m’a fait grandir ; j’ai découvert la puissance du collectif ; j’ai retrouvé la motivation ».

Me contacter pour initier une expérience de codéveloppement à destination de managers, collaborateurs, chefs d’entreprise, consultants, intrapreneurs, experts … (tous les secteurs d’activité sont concernés, ainsi que tous les types de statuts)

Télécharger la fiche de présentation.

#Episode 4 podcast Géraldine Caron

4ème épisode de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : nous faire découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Géraldine se dévoile avec pudeur et naturel sur ses origines sociales, ses goûts et envies, ses choix de vie, qui l’ont amenée à créer son entreprise de conseil en matière d’intraprenariat : diagnostic culturel, installation de dispositifs d’intraprenariat, accompagnement d’intrapreneurs et des fonctions RH également, particulièrement concernées par ce changement d’état d’esprit de collaborateurs qui portent un projet innovant en interne auxquels ils croient. Géraldine revient avec sincérité sur son évolution de posture, de salariée à entrepreneure.

Nous avons tous des super pouvoirs !

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J’ai eu la chance d’animer cette semaine un atelier créatif pour un réseau mixité en entreprise intitulé « Osons en actions : que mettons-nous en place pour identifier nos supers pouvoirs ou talents, les faire connaître et les utiliser pour le poste de nos rêves ? »

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Florence Servan-Schreiber définit la notion de « super pouvoir » ainsi, dans l’ouvrage Power patate : « Une force est une prédisposition à penser, ressentir, et agir de façon authentique et énergisante qui entraîne nos meilleures performances. C’est notre mode de fonctionnement naturel, au cours duquel nous sommes énergiques et performants. Une force de caractère est une composante de notre personnalité. Ces forces ou qualités font de chacun un être singulier, puissant et à sa place, capable de beaucoup, sans effort et en kiffant. »

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Cet atelier d’une heure et demi a été guidé par le questionnement suivant, auquel vous pouvez vous-aussi réfléchir :

  • Pour quelle(s) raison(s) est-ce important pour vous d’identifier vos talents ou super pouvoirs d’abord, et de les faire connaître ensuite ?
  • A quel(s) besoin(s) cela répond-il dans votre vie aujourd’hui ?
  • A quoi  peuvent-ils vous servir dans votre carrière professionnelle ?
  • Quels sont les opportunités qui s’offrent à vous pour oser les mettre en actions, les alliés sur lesquels vous appuyer et les freins à prendre en compte ?

Je vous engage à réaliser pour vous le questionnaire sur le site viame.org, qui listera vos 24 forces de caractère, votre trousseau de qualités et talents : nul soupçon d’égocentrisme mal placé dans cette démarche, mieux se connaître permet de mieux se présenter en entretien, en trouvant le ton juste : donner quelques exemples de réalisations ou d’expériences illustre finement ses qualités, et ses compétences par la même occasion. (1)

L’énergie créatrice libérée a permis d’identifier deux axes, autour desquels un groupe de travail va se mettre en place cette année : comment se rendre visible (individuellement) ; quelles solutions concrètes proposer à l’entreprise pour rendre les femmes plus visibles et développer ainsi leur employabilité ?

Un grand merci à l’illustratrice Véronique OLIVIER-MARTIN, qui a si bien « croqué » nos idées ! Je la recommande chaudement : rien de mieux que les illustrations pour synthétiser les propos qui fusent.
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(1) Plus d’information sur l’enquête (vous pouvez y répondre en Français) : « The VIA Survey was developed by renowned psychologist, Christopher Peterson, Ph.D. The VIA Survey-120 is a revised version of the original VIA Survey as a 120 item, scientifically validated by Robert McGrath, Ph.D., questionnaire that provides a rank order of an adult’s 24 character strengths. The new revised version takes approximately 15 minutes to complete and descriptive results and in-depth reports are available upon completion. The VIA Survey-120 is offered in over 30 languages and is the only survey of strengths in the world that is free, online, and psychometrically valid. »