#Episode 24 Podcast avec Ronith Cohen

Suite de la série de podcasts que j’ai initiée avec Mitrane Couppa, et un fil conducteur pouvant être décrit ainsi : découvrir des histoires singulières, des parcours de vie et des conquêtes. Conquête d’indépendance, de liberté, d’identité.

Avec une question fondamentale : comment changer, se transformer, évoluer et / ou s’accepter en restant fidèle à soi (ses valeurs, son héritage, ses loyautés) ?

Retrouver la série complète ici.

Portrait de Ronith Cohen, souriante, portant une chemise noire et des bijoux, avec les cheveux lâchés, se tenant devant un fond neutre.

Il est des hasards parfois qui nous laissent rêveurs… Ronith Cohen, lorsqu’elle se présente à nous, explique qu’elle a dû se réinventer à un moment de sa vie où ses repères professionnels ont vacillé. Impressionnant rebond ! Création du média sexy des femmes de plus de 45 ans, Konenki, proposition de marches sportives qui musclent jambes et têtes, animation de conférences inspirantes (c’est ainsi que l’on s’est rencontré), et toujours la narration comme socle. Ronith continue d’écrire, en tant que productrice, réalisatrice, scénariste, tout en ajoutant une nouvelle corde à son arc, celle de femme accompagnant d’autres femmes à trouver leur voie. Elle engage les femmes à écrire leur propre script, et pas celui écrit par d’autres. Le lien entre production de contenus et coaching selon Ronith (question que je me suis aussi posée) : devenir le propre enquêteur de soi, aller à la recherche de son identité, faire émerger des récits qui libèrent, se donner la permission d’être le premier rôle de sa vie. Bonne écoute stimulante et joyeuse avec Ronith !

(re)Trouver ses forces avec l’arbre de vie

J’ai eu la grande chance de rencontrer et d’être formée à l’arbre de vie par Dina Scherrer, présidente de la Fédération francophone des pratiques narratives. Cela faisait des années que je pensais les histoires de vie en sociologie clinique – auxquelles j’ai été certifiée – très proches des pratiques narratives. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité aller y voir de plus près avec Dina Scherrer, qui m’a confortée dans cette intuition.

Histoires de vie et pratiques narratives partent du principe que chaque individu n’est pas réduit à son histoire, mais est multi-histoires ; Qu’être le produit d’une histoire héritée est compatible avec le fait de devenir « sujet » et auteur / autrice de sa vie par un « bricolage » identitaire unique, savant mélange de déterminisme et de choix personnels et autonomes ; Que chacun.e détient les savoirs, les compétences, les forces, les talents, les ressources, les valeurs, l’énergie pour vivre ses expériences et affronter les difficultés.

Le coach ou praticien narratif est là pour aider la personne à se les révéler si elle les a perdues de vue et à reprendre confiance pour aller de l’avant.

J’ai aimé lorsque Dina nous a dit que nous étions là pour poser des questions qui rendent les gens dignes, pour honorer leurs savoirs clandestins, leurs actes de résistance, leur « plein ».

Pierre Blanc-Sahnoun a rencontré pour la première fois l’arbre de vie en 2010 avec David Denborough, Cheryl White et Jill Freedman au Rwanda. Il y était parti en mission avec un groupe international de thérapeutes narratifs pour former des intervenants sociaux travaillant dans les villages avec les survivants du génocide de 1994. L’arbre de vie figurait en bonne place des outils utilisés, issu du travail de David Denborough avec Ncazelo Ncube, psychologue pour enfants originaire du Zimbabwe, pour aider les enfants atteints du VIH. Il a été touché par cette approche simple et élégante, permettant aux personnes traumatisées de parler de leur vie dans des termes les rendant plus forts au lieu de les retraumatiser à chaque étape du récit.

C’est bien là tout l’intérêt de l’arbre de vie, travail métaphorique qui aide à parler de soi en un temps record et d’une façon positive en se centrant sur ses qualités, ressources, talents et forces, afin d’atteindre l’objectif que chacun.e se fixe et qui guide tout le travail de la séance.

Dina Scherrer le définit ainsi :  » l’arbre de vie est un outil de soutien psychosocial basé sur les pratiques narratives. Il utilise les différentes parties de l’arbre pour représenter les divers aspects de nos vies. L’utilisation des métaphores et de questions soigneusement formulées invite à raconter des histoires sur la façon de se renforcer et augmente l’espoir dans l’avenir. Il a été délibérément conçu pour soutenir les personnes dans l’exploration des histoires alternatives (1), des histoires qui parlent d’espoir, de compétences, des rêves qu’un individu a pour sa vie. Une histoire encourageante et dynamisante qui constitue une base ferme pour que la personne poursuive sa vie en dépit des problèmes auxquels elle est confrontée » (2)

A quels moments faire appel à l’arbre de vie en accompagnement ?

  • Au début d’un bilan de compétences pour faire connaissance et clarifier les objectifs
  • En fin d’accompagnement pour le bilan
  • Pour aller à la recherche ou confirmer un projet (choix d’études ou de métier, réorientation professionnelle, création d’entreprise, transition de vie …)
  • Pour anticiper les obstacles qui pourraient se mettre entre soi et son projet
  • Pour travailler son identité professionnelle et dégager sa singularité
  • Pour peaufiner son style managérial
  • Pour aider à retrouver du sens dans sa vie professionnelle
  • Pour sortir de l’isolement
  • Pour travailler le manque de confiance ou d’estime de soi
  • Pour préparer un entretien de recrutement ou un pitch devant des publics clés …

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette approche et déterminer si elle répond à vos objectifs et attentes, me contacter.

A lire : Dans mon arbre de vie pousse mon projet professionnel

(1) Les pratiques narratives distinguent l’histoire du problème ou histoire dominante qui enferme la personne, la rend aveugle à ses potentialités, de l’histoire alternative ou histoire préférée, qui va lui permettre de retrouver confiance en soi et désir d’avancer.

(2) « Accompagner avec l’arbre de vie, une pratique narrative pour restaurer l’estime de soi » Dina Scherrer, InterEditions, 2021.

Explorons ensemble !

J’ai été séduite par les superbes cartes créées et illustrées par Catherine Jullien dans la collection Souriez vous jouez. Les cartes exploratrices nous invitent à explorer et enrichir notre rapport au monde. Elles proposent un voyage dans l’énergie du féminin pour trouver l’harmonie et l’action juste dans notre quotidien.

L’expérience d’accompagnement se déroule en trois actes :

  • Ressentir et accueillir l’émotion : les portraits à l’aquarelle
  • Raconter : se laisser guider par les questions narratives * au dos des cartes
  • S’inspirer : découvrir les citations de femmes inspirantes

Je vais proposer ces cartes aux personnes que j’accompagne pour les aider à mettre des mots, des images, des émotions sur les situations qu’elles amènent en coaching, autre manière, créative et inspirée, d’avancer sur son chemin de vie. J’aime cette idée de partir en exploration vers son vrai soi, comme un aventure personnelle.

C’est Catherine Jullien qui les a conçues : ingénieure, coach professionnelle et artiste. Je la remercie vivement pour cette belle idée à la fois porteuse de sens et esthétique, que je suis ravie de vous faire découvrir en images !

*La pratique narrative : « Plus que ce qui nous arrive, ce qui est important, c’est l’histoire que nous nous racontons à partir de ce qui nous arrive ». Notre identité est façonnée par les histoires que nous nous racontons, qu’on a raconté sur nous et que l’on se raconte. Il s’agit de notre histoire dominante. La pratique narrative propose de revoir nos croyances, postulats, et de construire des histoires alternatives dans lesquelles nous retrouvons une relation à nos rêves et nos aspirations. Elle reconnecte notre identité à nos ressources cachées, invite à aller chercher des expériences non sélectionnées jusqu’alors dans le casting de nos histoires. Et développer ainsi une histoire préférée« .

Comment passer des rêves à l’action ? Découvrir une forme d’accompagnement s’appuyant sur les rêves : à lire ici.