Accompagner les entrepreneurs

Cette semaine, un coach et chef d’entreprise m’a dit : « ta singularité, c’est ton accompagnement des entrepreneur.es ». Il a raison. Une fois n’est pas coutume, je vais donc vous présenter comment j’accompagne les entrepreneur.es, avec quelques réalisations et de belles rencontres à la clé.

L’étape la plus fréquente est celle de l’idée : elle a émergé, elle est là, il y a un concept, à travailler, et souvent le souhait de mieux expliquer un positionnement marketing, d’adresser un public, et de mettre en mots et en images tout cela.

La demande d’accompagnement se situe donc plutôt en amont, avant le business plan, parfois même avant l’étude de marché.

Nous sommes dans une démarche de projet, à concrétiser avec l’appui d’un regard extérieur, neutre, parfois challenging et confrontant, et toujours constructif et bienveillant.

Quelques exemples d’accompagnement individuel effectués ces derniers mois :

  • Une consultante, avec plusieurs offres et plusieurs publics potentiels, me demande de l’aider à réaliser son profil LinkedIn pour mieux vendre son approche. Nous sommes revenues ensemble sur son offre elle-même, en en recherchant la cohérence, la logique, en nous appuyant sur ses expériences passées qui légitiment son expertise et sur ce qui la motive pour demain. Les mots sont ensuite venus tout seuls. Je lui ai aussi conseillé un photographe pour son profil LinkedIn.
  • Une journaliste, pressentant que son histoire personnelle orientait fortement son projet de création de site Internet, future vitrine de son offre, et aussi moyen d’expression originale de son identité. Le début de l’accompagnement a consisté à poser les jalons de cette identité pour démêler ce qui était de l’ordre de l’intime et de l’histoire familiale, et en quoi ces fondamentaux pouvaient légitimer et consolider son projet professionnel, jusqu’à la construction de l’arborescence de son site, en cours.
  • Après un licenciement, une future consultante souhaite développer une offre de conseil, tout en voulant prendre son temps pour vivre cette transition professionnelle dans les meilleures conditions. Pas simple de changer de statut, même si la continuité en matière d’expertise professionnelle constituait un socle sur lequel s’appuyer. Et surprise, assez vite, émerge un autre projet professionnel, inattendu. La suite de l’accompagnement a permis d’approfondir les deux voies, tout en réfléchissant aux passerelles possibles entre les deux.
  • Une artiste, au parcours de vie hors norme, a l’intuition que ses compétences artistiques peuvent être proposées aux entreprises, sous forme d’ateliers de développement personnel et professionnel. Comment présenter son offre ? Comment articuler parcours de vie et projet professionnel en entreprise ? L’accompagnement a permis de déverrouiller certains blocages pour oser. Avec de nouvelles idées qui ont émergé, dans un lien étroit entre histoire de vie et terrain de jeu professionnel.

En matière d’accompagnement individuel, je m’appuie sur deux approches :

  • Le référentiel en histoires de vie, héritées de la sociologie clinique, que j’ai largement présentée sur mon site.
  • L’accompagnement par les rêves avec Shynleï, où les personnes travaillent sur leurs désirs et motivations, tout en définissant un plan d’actions concret.

Le collectif a sa part aussi, et pour ce faire, j’ai créé un atelier qui s’intitule « Comment exprimer son identité professionnelle« , ce que je présente ici.

L’objectif : exprimer de façon authentique et incarnée son identité professionnelle. Être aligné.e entre soi et son projet.

Voici quelques retours de personnes qui y ont participé et qui expriment leurs ressentis suite à cet atelier de deux journées.

En collectif, je vais développer cette année un accompagnement de type codéveloppement à l’intention d’intrapreneurs en entreprise.

Les intrapreneurs mettent en oeuvre sur du temps dédié, en restant dans leur entreprise, des projets, le plus souvent innovants, mais pas que, au service de leur entreprise, que ce soit pour les clients et / ou les collaborateurs (la symétrie des attentions).

Rapide définition du codéveloppement : « Le codéveloppement professionnel est une approche de formation qui mise sur le groupe et sur les interactions entre les participants pour favoriser l’atteinte de l’objectif fondamental : améliorer sa pratique professionnelle. »

L’objectif ici est de permettre aux intrapreneurs de se développer ensemble et de s’entraider dans la réalisation de leurs projets.

Comme vous l’aurez remarqué, j’accompagne en majorité des femmes. L’entreprenariat féminin est en effet une cause qui me tient à coeur.

Vous pouvez consulter ce dossier monté par Marie Claire, avec un certain nombre d’idées reçues sur les femmes qui entreprennent, auquel j’ai contribué. A écouter sur Marie Claire également, une série de 6 podcasts La belle audace avec des femmes qui expliquent finement à quel moment et dans quelles circonstances elles ont décidé de se lancer.

J’ai pu rencontrer des femmes formidables, qui oeuvrent chaque jour pour convaincre et soutenir les entrepreneures, comme par exemple :

  • Frédérique Clavel et Sophie Meurisse, qui ont corédigé un livre Entrepreneuse, pourquoi pas vous ? (Eyrolles). Les écouter ici.
  • Viviane de Beaufort, auteure de l’ouvrage : Génération #startuppeuse ou la nouvelle ère aux Editions Eyrolles.
  • Sophie Courtin-Bernardo et Dominique Descamps, de L-Start, qui ont corédigé Femmes entrepreneures, se lancer et réussir, aux Editions Lextenso, ouvrage pratique pour créer son entreprise, pour lequel j’ai été interrogée.
  • Catherine Thibaux, qui a publié un livre pratique et utile sur le mentoring, particulièrement adapté aux femmes qui entreprennent.

Et  j’ai eu la chance de faire la connaissance de femmes qui se sont lancées, témoignent et partagent leur vécu avec générosité et authenticité, qu’elles en soient remerciées (liste non exhaustive !) : Mitrane Couppa, Nathalie Lebas-Vautier, Angélique de Rocquigny, Sandra Leblanc-Mesnel, Lara Pawlicz, Françoise Poulain-Bazin, Géraldine Caron.

Vous avez une idée, vous voulez créer une entreprise, vous souhaitez être accompagné.e dans votre projet, vous dirigez un programme d’intraprenariat en entreprise ? Me contacter pour avancer ensemble.

Osons le rêve en entreprise

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En cette période de Noël, chère aux enfants, j’avais envie de m’intéresser à un sujet peu évoqué dans la sphère professionnelle, et vous faire découvrir les résultats d’une grande enquête, La Boîte à Rêves, signée The Boson Project et Capgemini Consulting.

Leur pari ? Unir une bonne fois pour toutes deux notions qu’a priori rien ne relie naturellement : le rêve et l’entreprise. La bonne nouvelle ? Cette idée saugrenue ne l’est en réalité pas tant. Et oui, après avoir nourri le ventre de l’humanité avec du travail, son ego avec de la reconnaissance, son cerveau avec du sens… il est temps de nourrir son âme avec du rêve.

Un peu partout sur cette planète du monde de l’entreprise somnolent doucement mais sûrement des collaborateurs qui s’endorment à défaut de s’épanouir. Quoi de pire pour une entreprise que d’avoir son principal actif, l’humain, en mode « veille » dans un monde qui va à fond ?

Aux questions « Et toi tu rêves en entreprise ? » et « L’entreprise te fait-elle rêver », voici quelques résultats et des surprises :

  • Pour 82 % des répondants, le couple rêve et entreprise est compatible.
  • Et ils vont même plus loin : pour 62,5 % d’entre eux, rêver en entreprise est vital, pour 36 % rêver est un « plus », alors que seulement 1,5 % déclarent le rêve inapproprié en entreprise.
  • 81 % répondent par l’affirmative à la question : « As-tu besoin de rêver pour t’engager » ?
  • 40 % des répondants déclarent ne pas rêver, alors qu’ils affirment aussi que c’est la condition sine qua non de leur engagement…
  • Seulement 37 % constatent que le rêve est encouragé dans leur entreprise, pour 33 % n’a pas lieu d’être, pour 23 % il est toléré.
  • Les rêveurs moteurs ont un potentiel d’engagement incroyable, et ils sont 57 % des répondants.
  • 23 %, en majorité des femmes, avouent ne pas rêver dans leur entreprise. Elles – ils – attendent de la confiance pour rêver.
  • Les pragmatiques (10 %) et les loups solitaires (10 %) ne se sentent pas concernés.
  • Les clés du rêve : le temps (16 %), la liberté (11 %), la confiance (4 %) et le projet (4 %) sont le plus souvent cités. Autre grande famille : passion, inspiration et sens en appellent à des ressorts plus individuels.
  • « Ton rêve en entreprise, ce serait quoi ? » : 35 % prendre mon pied, ne jamais m’ennuyer ; 27 % entreprendre, un projet à monter ; 18 % continuer d’apprendre, toujours m’améliorer ; 13 % être utile ; 5 % gravir les échelons ; 2 % avoir un job stable, plus de sécurité.
  • « Qu’est-ce qui te pousserait à te dépasser ? » : 47 % un projet qui me parle ; 27 % des challenges de fou ; 19 % de la confiance
  • « Qui est-ce qui te pousserait à te dépasser ? » : 45 % un manager qui m’encourage ; 26 % des collègues qui me soutiennent ; 21 % un PDG qui m’inspire.
  • Un leader doit avant tout donner envie aux collaborateurs, la passion (40 %) ; désigner le cap à suivre, la vision (35 %) ; laisser une réelle autonomie (16 %) ; partager l’information en toute transparence (9 %).
  • Pour 78 % des répondants, le leader n’est pas singulier, mais pluriel ; et pour 57 % quelqu’un à qui on peut s’identifier. Ses trois attributs les plus plébiscités sont : l’écoute, l’exemplarité, l’accessibilité.

Conclusion des signataires de l’étude : « Les rêveurs ont un rôle à jouer. Notre monde est devenu trop complexe, trop imprévisible pour ne pas laisser la place aux rêves. Ce sont eux qui vont inventer le monde de demain en dehors des sentiers battus, qui vont créer de nouveaux territoires, de nouvelles façon de travailler. »

Méthodologie de l’enquête : 2 500 Français, hommes et femmes, qui, du 28 septembre au 4 novembre 2015, ont pris le temps de répondre au questionnaire qui leur a été soumis de manière exclusivement virale via des réseaux sociaux comme Twitter ou LinkedIn, le site internet Lesechos.fr ou encore via e-mail pour certaines entreprises privées ou certaines grandes écoles et universités. Par le choix des canaux utilisés, le panel de répondants présente certaines caractéristiques : il s’agit, pour plus de 70 % de répondants jeunes (moins de 35 ans), cadres et salariés à plein temps.

A lire sur le blog, autre article sur le leadership.

A découvrir : un atelier pour travailler sa posture de leader, à la fois mentale et physique.

Pourquoi remettre ses rêves et ses désirs au lendemain ?

Phrase découverte grâce à Pierre Clavel, Président de Shynleï, que je vous partage ici : « Les rêves chuchotent à nos oreilles, ils ne crient pas ».

Découvrir l’accompagnement individuel Shynleï que je propose.

La comédie musicale réalisée par un franco-américain, Damien Chazelle, qui a fait un carton fin 2016 (avec sept récompenses aux Golden Globes), La La Land, met en scène les rêves qui se réalisent, avec les joies et les renoncements qui en découlent immanquablement. Voici ce qu’en dit ce jeune réalisateur de 32 ans : « Le titre est bien sûr une référence à Los Angeles, L.A., mais aussi à une expression qu’on utilise en anglais. Dire à quelqu’un « Tu vis en La La Land ! » signifie « Arrête de rêver ! » Je voulais saluer les gens qui ne sont pas réalistes, qui croient à leurs rêves et sont prêts à affronter l’impossible pour les réaliser. »